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Une élection partielle qui ne soulève pas les passions

Photo d'un homme qui passe à côté d'une affiche jaune où on peut lire «vote».

L'élection partielle a lieu jeudi dans Ottawa-Vanier et Orléans.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

L’élection partielle pour combler les sièges laissés vacants à Queen's Park pour les circonscriptions d’Orléans et d'Ottawa-Vanier ne semble pas susciter la passion des électeurs.

Selon les statistiques publiées par Élections Ontario, le taux de participation au vote par anticipation est de 4,35 % dans Orléans et de 2,47 % à Ottawa-Vanier.

Lors de l’élection générale de 2018, 10,7 % des électeurs inscrits ont voté par anticipation dans la circonscription électorale d’Orléans et 6,9 % on fait de même à Ottawa-Vanier.

C'est dans ce contexte que les partis font campagne et c'est jeudi que les électeurs d'Orléans et d'Ottawa-Vanier sont appelés aux urnes.

Ces deux élections partielles ont lieu pour combler les sièges laissés vacants par les deux anciennes députées provinciales libérales, Marie-France Lalonde et Nathalie DesRosiers.

Les candidates libérales et néo-démocrates dans Ottawa-Vanier, Lucille Collard et Myriam Djilane ont indiqué aborder l'élection de façon assez différente.

Mme Collard voit une occasion d'engager les électeurs dans la reconstruction du parti.

Les gens n'ont toujours pas oublié que les libéraux ont privatisé notre électricité, coupé nos soins de santé, ils ont forcé nos enseignants à aller en grève, comme Doug Ford en ce moment, soutient Mme Djilane. On veut leur montrer que leur vote peut compter, que leur vote peut faire partie de l'opposition.

La politologue Geneviève Tellier

La politologue Geneviève Tellier considère que l'élection partielle a peu de répercussions.

Photo : Radio-Canada

Selon la politologue Geneviève Tellier, c'est une élection partielle sans réelle répercussion et le gouvernement Ford ne craint pas de perdre sa majorité. Et cela, même si ce sont deux sièges qu'occupaient les libéraux depuis des générations.

On dirait que tout est figé en ce moment par les partis politiques sur la scène provinciale, on a un Parti libéral qui a besoin d’un candidat mais qui n’a pas de chef non plus, donc il n'y’a pas vraiment de vision à présenter

Geneviève Tellier, professeur à l'école politique de l'Université d'Ottawa

On a un gouvernement provincial impopulaire qui ne veut pas nécessairement aller dans des discussions de fonds parce qu’il a d’autres feux à éteindre en ce moment et donc on ne voit pas ces enjeux-là qui auraient pu émerger, mais je pense que c'est le contexte provincial qui fait que cette élection-là passe plutôt sous le radar, conclut Mme Tellier.

Des nombreux enjeux, mais peu d'engagements

La plupart des candidats ont parlé de plusieurs enjeux, soit le logement abordable, de pauvreté, d'éducation et transport collectif. Mais il y a avait peu d'engagements et de solutions proposés.

Interrogé par Radio-Canada, le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury se dit déçu que les candidats des partis qui sont représentés dans toutes les circonscriptions de la région n'aient pas d'opinion sur les enjeux de la Ville.

M. Fleury est photographié en marge d'une réunion du conseil municipal d'Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Ils doivent prendre position et soumettre des solutions, a avancé M. Fleury.

Le conseiller Fleury juge inacceptable que lors d'une élection partielle, et peu importe les candidats, on a l'impression d'avoir à recommencer du début.

Tous les partis ont un legs et un historique de politique publique, croit Mathieu Fleury.

Je ne comprends pas pourquoi les candidats et les partis ne peuvent être consistants. Comme si on laissait aux candidats une porte ouverte et que les candidats ne sont pas équipés par l'historique des dossiers, a conclu Mathieu Fleury.

Certains candidats , dont la candidate libérale dans Lucille Collard dans Ottawa-Vanier a indiqué qu'elle n'avait pas à répondre à Mathieu Fleury parce qu'elle est d'accord avec ce dernier sur le dossier de la circulation sur King Edward, soit la construction d'un tunnel. 

Il faut surtout étudier de façon approfondie l'enjeu avant de s'engager, a-t-elle ajouté.

Les intérêts des francophones

La présidente Mouvement d’implication francophone d'Orléans (MIFO) veut que l'élu appuie les intérêts de la francophonie, avec des appuis au financement local pour les arts et la culture. 

Nous nous attendons à ce que l'élu nous appuie dans nos demandes. Nous sommes confiants, ceux à qui nous avons parlé ont dit oui, qu’ils nous appuyaient. Alors nous allons travailler avec la personne qui va être élue.

Trèva Cousineau, présidente du MIFO

L’élection a lieu le jeudi 27 février et les bureaux de vote seront ouverts de 9 h à 21 h.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

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Politique provinciale