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Accueil glacial pour une possible taxe municipale d’hébergement

Deux chaises de style Adirondack se trouvent sur le quai d’un lac. Deux chaloupes flottent de chaque côté.

La Chambre de commerce de Nipissing Ouest souhaiterait que la trentaine d’hébergements touristiques de la municipalité imposent une nouvelle taxe à leurs clients pour financer des initiatives de développement économique dans leur industrie.

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

La Chambre de commerce de Nipissing Ouest tente de gagner des appuis alors qu’elle cherche à convaincre la Ville d’imposer une taxe municipale d’hébergement comme bon nombre de villes ontariennes l’ont déjà fait. Une séance publique d’information lundi soir a cependant eu l’effet d’une douche froide pour l’organisme.

Une dizaine de pourvoyeurs ont répondu à l’invitation de la Chambre de commerce.

Le regroupement avait demandé à un représentant de l’organisme de développement touristique Destination Nord de l’Ontario, d’expliquer comment les revenus d’une future taxe de 4 % pourraient être utilisés pour stimuler l’industrie touristique locale. 

Des gens dans une salle

Des gens présents à la réunion de lundi soir croient injuste que seulement les hôteliers paient une taxe, alors que d’autres commerçants en seraient exemptés.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Mais peu importe comment l’argent perçu par une nouvelle taxe serait dépensé, ce serait une façon inéquitable de financer des initiatives de développement touristique, croit la propriétaire de la pourvoirie Okimot Lodge. 

Nous ne croyons pas que ce soit juste que seuls les établissements hôteliers imposent la taxe alors que c’est toute la ville qui en bénéficierait.

Une citation de :Marijke Rusch, propriétaire de la pourvoirie Okimot Lodge
Une femme discute avec un homme

Marijke Rusch a plaidé ardemment contre l’idée d’une taxe d’hébergement lors de la séance d’information.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Marijke Rusch ajoute que les épiceries, les magasins d’alcool, la boulangerie et la pâtisserie, par exemple, profitent tous de l’achalandage touristique.

Ces commerces n’auraient cependant pas à taxer davantage leurs clients.

La plupart des propriétaires de pourvoiries qui ont participé à la rencontre ont aussi indiqué qu’ils ne ressentent pas le besoin de faire plus de promotion à l’extérieur de la région, car leur établissement est très souvent occupé au maximum de sa pleine capacité.

Le propriétaire de Memquisit Lodge, François Daoust, nuance cependant les propos de ses confrères.

Un homme s’exprime devant des gens assis dans une salle

Mike Wozny de Destination Nord de l'Ontario explique les avantages qu’aurait la taxe d’hébergement.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gregoire

Bien que ses cahiers de réservations soient bien remplis, il estime que sa clientèle est vieillissante et qu’il doit trouver des façons d’attirer de nouveaux visiteurs.

Si la municipalité de Nipissing Ouest décidait d’implanter une taxe d’hébergement, un organisme à but non lucratif voué au développement touristique aurait la responsabilité de réinvestir une grande partie des recettes.

Une tâche délicate, craint François Daoust.

Ça prend une bonne organisation pour administrer cet argent-là de bonne manière pour en faire bénéficier tous les opérateurs dans la région. C’est ça qui est vraiment critique.

Une citation de :François Daoust, propriétaire de la pourvoirie Memquisit Lodge
Le château d’eau de Sturgeon Falls, dans Nipissing Ouest

La taxe d’hébergement de 4 % que souhaitent la Chambre de commerce de Nipissing Ouest est déjà imposée dans des villes voisines comme North Bay et le Grand Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Caroline Bourdua

Un défi de taille pour la Chambre de commerce

La présidente de la Chambre de commerce de Nipissing Ouest, Joanne Vallière, reconnaît que son équipe devra redoubler d’efforts pour gagner la faveur populaire dans ce dossier.

Je crois que les gens ont besoin d’être encore plus informés et réfléchir à l’idée. Ça peut être un processus qui peut prendre six mois, un an, deux ans, cinq ans. Donc, je pense qu’il va falloir continuer à notre propre rythme.

Une citation de :Joanne Vallière, présidente de la Chambre de commerce de Nipissing Ouest

Mme Vallière indique que son équipe de direction compte poursuivre le dialogue avec les membres de l’industrie et les élus.

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