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Lock-out à Allardville : l’employeur veut « avoir ses membres à l’usure », dit le syndicat

Des employés en réunion.

Les 23 employés en lock-out on tenu une réunion avec leur syndicat, qui dénonce les tactiques de l'employeur.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les employés du site d'enfouissement Red Pine à Allardville ont laissé leurs pancartes de côté, lundi, pour tenir une rencontre avec leur syndicat, qui dénonce les tactiques de l'employeur. La Commission des services régionaux Chaleur a suspendu les négociations jusqu'en mars et a fait appel aux tribunaux la semaine dernière pour limiter le nombre de syndiqués sur la ligne de piquetage.

Les 23 syndiqués en lock-out depuis le 13 février, sans entente collective depuis un peu plus de deux ans, digèrent mal le fait que leur employeur se dise seulement disponible à reprendre les négociations à compter du 12 mars.

Est-ce [...] une façon stratégique ou quoi? On trouve ça déplorable que c'est aussi loin que ça pour retourner à la table, lance Serge Plourde, président du local 4193 du Syndicat canadien de la fonction publique.

Serge Plourde en entrevue à Radio-Canada.

Serge Plourde regrette le fait que l'employeur se soit tourné vers les tribunaux, la semaine dernière, pour limiter le nombre de syndiqués sur la ligne de piquetage.

Photo : Radio-Canada

Le syndicat estime que l'employeur tente d'avoir ses membres à l'usure.

On retourne quasiment à une approche des années 40. Fait qu’il n’y a pas eu d'évolution en termes de mentalité pour dire on est capable de s'asseoir à une table pis de négocier des choses, s’indigne Robert LeMoignan, représentant syndical du Syndicat canadien de la fonction publique.

Une ordonnance de la cour

Les syndiqués veulent aussi discuter de l'ordonnance de la cour qui limite à six, depuis vendredi, le nombre de syndiqués sur la ligne de piquetage.

L'employeur s'est tourné vers les tribunaux pour éviter que les employés ne bloquent l'accès au site à des sous-traitants et aux briseurs de grève, comme cela s'est produit la semaine dernière.

De plus en plus, les employeurs se penchent vers la cour pour nous ordonner, pour nous enlever nos droits de manifester, même si c'est fait paisiblement avec tous nos droits. C'est très malheureux, déplore Serge Plourde.

« Trouver le juste équilibre »

Les syndiqués ont rencontré lundi après-midi leur député local, Denis Landry, pour le sensibiliser à une loi anti-travailleurs de remplacement comme il y en a d'autres provinces.

Le député de Bathurst-Est-Nepisiguit-Saint-Isidore, Denis Landry,en entrevue à Radio-Canada.

Le député de Bathurst-Est-Nepisiguit-Saint-Isidore, Denis Landry, a rencontré les employés syndiqués mis en lock-out du site d'enfouissement Red Pine, à Allardville, le 24 février.

Photo : Radio-Canada

J'ai été une vingtaine d'années impliqué dans le mouvement syndical pis assez sérieusement aussi. Je regarde aujourd'hui, je trouve que ça donne trop de force dans un côté là, pis là vous allez me dire s’il y a une loi anti briseurs de grève, ça donne trop de force de l'autre bord. C'est où trouver le juste milieu là-dedans, remarque le député de Bathurst-Est-Nepisiguit-Saint-Isidore.

Des clauses normatives, qui touchent entre autres les congés de maladie et syndicaux, font partie des principaux points en litige.

Il n'a pas été possible d'obtenir une entrevue lundi avec la direction du site d'enfouissement.

D’après un reportage de François Vigneault

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