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Aller chez le pharmacien plutôt qu'à l'urgence

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Un pharmacien derrière un comptoir de services répond à une cliente.

Le pharmacien Maxime Faguy vérifie sur l'ordonnance collective les symptômes liés aux infections urinaires avec la cliente Gabrielle Thibault-Delorme avant de procéder au test.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Pour aider à désengorger les urgences et les cliniques médicales, de plus en plus de pharmaciens s'associent avec Darwin Santé. Il s'agit d'un programme de formation, accompagné d'une ordonnance collective, qui permet de traiter les problèmes de santé mineurs et courants.

Depuis deux ans, une vingtaine de pharmaciens de la région de Québec se sont joint au programme créé par le docteur François Marcoux, de la région de Montréal.

Le Dr Marcoux m'a contactée pour savoir si la région de Québec souhaitait implanter le programme comme à Montréal, explique Chantal Guimont, directrice générale de MAclinique Lebourgneuf. Pour ce faire, il fallait un médecin signataire de l'ordonnance collective. J'ai embarqué dans l'aventure.

Les ordonnances collectives permettent de reconnaître un ensemble de manifestations ou une condition clinique facilement explicable par le patient, précise la Dre Guimont.

Un pharmacien assis derrière une table prend des notes en discutant avec une cliente.

Le pharmacien Maxime Faguy vérifie sur l'ordonnance collective les symptômes des infections urinaires avec la cliente Gabrielle Thibault-Delorme.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Une ordonnance qui va plus loin

Le gouvernement du Québec a adopté une législation qui accorde plus de pouvoirs aux pharmaciens. L'ordonnance collective permet d'aller plus loin que la loi 41, adoptée en 2015.

Avec la loi 41, c'est beaucoup balisé, précise Maxime Faguy, pharmacien-propriétaire de Familiprix. Par exemple, avec l'infection urinaire, il ne faut pas que la femme ait fait plus de trois épisodes dans la dernière année, pas plus qu'une dans le dernier mois. Il faut qu'elle ait déjà eu une prescription qui est valide dans la dernière année. Alors qu'avec l'ordonnance collective, il n'y a plus ces balises-là, puisqu'on vient vérifier les symptômes.

Une main tient un bâton de prélèvement.

Un pharmacien effectue un prélèvement.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Pour l'ordonnance collective, les pharmaciens ainsi que les infirmières reçoivent de la formation dispensée par des médecins.

Ce sont des ordonnances collectives qui sont très intéressantes. Ce sont des problèmes non compliqués pour lesquels on n'a pas à poser un diagnostic précis, ce qui est un acte réservé aux médecins, explique Chantal Guimont, médecin signataire de l'ordonnance collective.

Elle ajoute que c'était d'un très grand intérêt pour les deux parties. Nous, ça nous permet de voir des gens un peu plus malades, qui ont plus besoin de notre expertise, et ça permet à une grande partie de la population [d'avoir des réponses] directement à la pharmacie.

Ni le médecin, ni le pharmacien, ni l'infirmière ne sont rémunérés pour le travail effectué pour l'ordonnance collective. Des 35 problèmes de santé traités par Darwin Santé, seuls les tests pour les infections urinaires et la recherche de streptocoques lors de maux de gorge sont à la charge du patient. À la pharmacie de Maxime Faguy, le coût est de 20 $.

Quelques-uns des problèmes mineurs traités

  • Infection urinaire
  • Dermatite
  • Rhinite allergique
  • Infection cutanée
  • Conjonctivite
  • Otite externe
  • Constipation
  • Hémorroïdes
  • Feu sauvage
  • Diarrhée du voyageur
  • Intolérance au lactose

140 pharmacies au Québec

Lorsque Gabrielle Thibault-Delorme s'est présentée à sa pharmacie pour une infection urinaire, son ordonnance n'était plus valide. Elle a donc été dirigée vers un autre pharmacien qui, lui, est membre du programme Darwin Santé.

Honnêtement, c'est très abordable. Ça m'a évité de me rendre à la clinique, ou me rendre à l'hôpital, car souvent les sans rendez-vous, on ne peut plus y aller, il est plein, explique Gabrielle Thibault-Delorme.

Au Québec, 140 pharmacies participent au programme, dont une vingtaine dans la région de la Capitale-Nationale. À la pharmacie de Maxime Faguy, environ 120 ordonnances collectives sont produites chaque mois.

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