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Menaces contre des écoles : « ce sont des choses auxquelles on ne peut pas s'habituer »

Des cadenas sur des casiers dans un corridor d'une école secondaire.

La police à l'Île-du-Prince-Édouard avance qu'un «individu mécontent» pourrait être à l'origine de la menace contre les écoles de la province.

Photo : Getty Images / Kris Schmidt

François Pierre Dufault

« Oh non ! Pas chez nous ! » Gilles Benoît a été sidéré d'apprendre que les écoles de l'Île-du-Prince-Édouard étaient visées par une menace. « Ce sont des choses auxquelles on ne peut pas s'habituer », confie le président de la Commission scolaire de langue française (CSLF).

C'est pourtant arrivé. Vendredi dernier, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a reçu une information selon laquelle un suspect avait manifesté l'intention de se présenter dans une école de la province avec une arme à feu.

Au terme de leur enquête, les policiers ont jugé que la menace n'était pas crédible.

Gilles Benoît en entrevue dans son bureau.

Gilles Benoît, président de la Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : CBC

Mais par précaution, la CSLF a tout de même déployé des mesures de sécurité additionnelles dans ses écoles. Lorsque j'ai été informé de toutes les démarches et toutes les vérifications qui avaient été faites par les policiers, et du plan qui avait été mis en place, ça m'a rassuré quant à la sécurité de nos élèves lors de leur retour en classe [lundi] matin, affirme le président de l'administration scolaire.

Gilles Benoît croit que les autorités à l'Île-du-Prince-Édouard ont pris la bonne approche en informant la population de la menace contre les écoles de la province.

Nous avons des plans [de confinement] dans chacune de nos écoles. Les portes sont verrouillées. Les élèves sont informés de l'endroit où ils doivent se placer lorsqu'il y a un code qui est annoncé. Il fallait s'assurer que tout ça était en place.

Gilles Benoît, président de la Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard

Dimanche soir, les autorités policières et scolaires à l'Île-du-Prince-Édouard ont tenu un point de presse dans le but d'informer la population d'une menace contre les écoles de la province. Selon la sous-ministre de l'Éducation, Bethany MacLeod, il était important de partager l'information disponible avant que de fausses rumeurs beaucoup plus sérieuses se répandent.

Deux policiers et une ministre adjointe en conférence de presse.

De gauche à droite : Tim Keizer de la police de Charlottetown, Kevin Baillie de la GRC de l’Î.-P.-É. et Bethany MacLeod, ministre adjointe de l'Éducation, en conférence de presse, le 23 février 2020.

Photo : Radio-Canada

La GRC poursuit son enquête. Le corps policier dit explorer de nouvelles pistes. Des informations complémentaires ont été reçues. Mais aucune information ne laisse croire qu'il y avait une menace concrète, indique le sergent d'État-major Kevin Baillie.

Le message que nous avons reçu était anonyme et très bref. Il indiquait seulement qu'une personne allait se présenter dans une école de l'Île-du-Prince-Édouard avec une arme à feu. C'est tout. Plus l'information est vague, plus il est difficile de mener une enquête.

Sergent d'État-major Kevin Baillie, de la Gendarmerie royale du Canada à l'Île-du-Prince-Édouard

Le sergent Kevin Baillie avance qu'un individu mécontent pourrait être à l'origine de la menace.

Les quelque 60 écoles de l'Île-du-Prince-Édouard étaient ouvertes, lundi. Elles font toutes l'objet d'une plus grande surveillance policière. Des services de soutien sont également offerts aux élèves des six écoles de langue française, précise Gilles Benoît.

La CSLF note qu'un petit nombre d'élèves a choisi de ne pas aller à l'école, lundi, en raison de la menace exposée la veille par les autorités.

Avec des renseignements de CBC

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