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Une substance végétale pour venir à bout du coronavirus?

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Un homme plutôt âgé portant des lunettes, en sareau blanc répond aux questions d'un journaliste qui lui est hors champ.

Le chercheur Michel Chrétien à l'Institut de recherches cliniques de Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) a peut-être trouvé une substance qui pourrait faire échec au coronavirus. Le chef d'antenne Patrice Roy a rencontré le Dr Michel Chrétien, qui dirige l'équipe à l'origine de la découverte.

S’il est un domaine sur lequel les relations Canada-Chine ne rencontrent pas d'écueil en ce moment, c’est celui de la recherche médicale. Le Dr Michel Chrétien et son équipe pensent avoir découvert qu'une substance végétale pourrait agir de manière préventive et curative sur le coronavirus. Il s'agit de la quercétine.

C’est une plante! On pourrait la cultiver dans nos jardins! [...] On en trouve dans les oignons, dans l'ail...

Michel Chrétien, médecin et chercheur à l'IRCM

Le Dr Chrétien affirme que les autorités chinoises sont convaincues que la quercétine doit être testée sur les malades infectés par le coronavirus. Si ça ne fonctionne pas, au moins on aura essayé. Mais ça a des chances de fonctionner. C’est tellement grave. C’est une pandémie maintenant, affirme le chercheur.

Il explique que cette substance est déjà utilisée pour traiter et prévenir l'Ebola ainsi que le virus Zika. En 2014, on a fait une expérience cruciale avec le laboratoire national de microbiologie de Winnipeg. Ils étaient les seuls capables de manipuler le virus Ebola.

Dans ce contexte, le processus d'essais cliniques pourra s'amorcer sous peu en Chine, puisque des comprimés avaient déjà été créés et homologués par la FDA, l'agence de régulation américaine. Une petite compagnie pharmaceutique suisse avait fait tout le travail de préparer de la quercétine à haute dose [...], relate le chercheur. On a quelqu’un qui a des millions de pilules à sa disposition et qui est avec nous pour donner à la Chine les médicaments nécessaires. On les a.

Un poste de travail d'un laboratoire.

Un poste de travail de l'Institut de recherches cliniques de Montréal

Photo : Radio-Canada

Les essais cliniques se feront sur 1000 malades à Wuhan, une ville du centre de la Chine où a démarré l'épidémie, dès que les comprimés y seront acheminés. Des caisses de médicaments devraient partir de la Suisse sous peu, selon le Dr Chrétien.

On va établir ici [au laboratoire de l'IRCM] une salle de communication permanente par vidéo pour être en contact 24 heures par jour avec les Chinois. Les résultats vont nous être rapportés tous les jours, ajoute-t-il.

Le médecin chinois qui s'assure de maintenir un lien avec l'équipe de chercheurs canadiens dans ce dossier est un ancien stagiaire de l’Institut, en plus d'être un ami personnel de Michel Chrétien, ce qui facilite le processus. Zhu Chen a aussi obtenu un doctorat honorifique de l’Université de Montréal, en 2012.

Un coût dérisoire

Si les essais cliniques génèrent des résultats positifs, il faudra produire des milliards de comprimés pour répondre à la demande, les malades devant en ingérer quatre par jour.

Traiter un patient avec la quercétine coûtera seulement 1,50 $ par jour, selon le Dr Chrétien, alors que les nouveaux antiviraux [que les patients] utilisent présentement coûtent 1000 $ par jour.

Le chercheur se montre toutefois prudent quant à la viabilité de la quercétine et se dit très inquiet. De jour en jour, c’est de pire en pire.

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