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Des débouchés 100 % québécois pour un centre de tri de Laval

Des gens vêtus de casques et de dossards se tiennent autour d'un tapis roulant où défilent des matières recyclables à trier.

Le centre de tri de Waste Management, à Laval, a fait peau neuve après avoir été complètement détruit par un incendie en 2018.

Photo : Radio-Canada

Le centre de tri de Waste Management, inauguré lundi à Laval, fait la démonstration qu’il est possible de trouver un marché au Québec pour les matières récupérées, pourvu que la qualité soit au rendez-vous.

On s’est équipé pour produire une très bonne qualité de matière et ça nous permet de vendre 100 % de notre production au Québec, souligne Jean Beaudoin, le directeur du centre.

Il s’agit en fait d’une renaissance pour ce centre de tri qui avait été complètement détruit par un incendie en 2018. Alors que plusieurs centres de tri québécois menacent de fermer, faute de rentabilité, Waste Management a investi 10 millions de dollars pour le rebâtir avec une technologie de pointe qui peut traiter 50 000 tonnes de matières recyclables par année.

L’installation fonctionne déjà depuis deux mois, mais n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière.

La matière provient essentiellement de clients industriels, commerciaux et institutionnels. La quantité de carton est plus importante dans les industries et institutions. Le taux de contamination a été réduit de 30 % à 15 %, mais au final les acheteurs veulent des matières avec moins de 5 % d’impureté, explique Jean Beaudoin.

Que ce soit au niveau du papier, du plastique ou du métal, cette matière-là demeure au Québec, ajoute-t-il.

La crise des centres de tri a été précipitée par l’effondrement des marchés étrangers qui recevaient les matières récupérées du Québec, mais dont la qualité était nettement insuffisante. Au Québec, quatre centres de tri menacent toujours de fermer leurs portes.

Le ministre québécois de l’Environnement Benoit Charrette s’est réjoui de l’ouverture du centre de tri. C’est la démonstration que lorsqu’on fait les bons investissements, lorsqu’on a les bons équipements, on peut arriver à valoriser de façon convenable toute cette matière-là, a-t-il déclaré.

Ce qui est une bonne nouvelle, c’est que les acheteurs sont Québécois, donc on ne dépend plus des marchés internationaux.

Benoit Charrette, ministre de l’Environnement du Québec

Depuis le dernier budget, nous avons consacré des sommes colossales – on parle de 100 M$ au niveau de la gestion des matières résiduelles – et on voit que ça commence à porter fruit, a-t-il ajouté.

Le gouvernement n’a toutefois pas investi directement dans la nouvelle usine de Laval.

Selon Sonia Gagné, de Recyc-Québec, l’inauguration de ce centre s’inscrit dans un contexte de modernisation des centres de tri. Ça nous laisse croire que la filière peut être en santé, a-t-elle dit.

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