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Début du procès de l’éditeur Michel Brûlé pour agression sexuelle

Michel Brûlé et son avocat.

Le procès de l'éditeur Michel Brûlé débute au palais de justice de Québec.

Photo : Radio-Canada

« Il a commencé à m’embrasser dans le cou, à me toucher partout : les fesses, les seins, le pubis. J’ai dit non, mais il a continué », a témoigné la présumée victime de Michel Brûlé au premier jour du procès pour agression sexuelle de l’éditeur.

Cette femme, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication, est le premier témoin à se faire entendre au procès du propriétaire des Éditions des intouchables.

Les faits reprochés remontent à mars 2014. Selon le témoignage de la plaignante, cette dernière était à la recherche d’un partenaire d’affaire pour la publication de plusieurs ouvrages.

Elle a alors contacté Michel Brûlé par courriel pour le rencontrer après avoir fait sa connaissance dans un salon du livre quelques années plus tôt. Un rendez-vous à sa maison d'édition a été fixé le 21 mars 2014.

Je voulais le rencontrer en privé, pas dans un endroit public, pas dans un restaurant, a-t-elle déclaré.

La plaignante affirme que la rencontre était d’abord prévue pour 10 h, mais M. Brûlé l’aurait retardée jusqu'à 18 h 30.

Le rendez-vous

La plaignante affirme être arrivée à l’heure, mais se rend compte que la rencontre a lieu à la résidence de l’accusé. Sa maison d’édition se trouvait au sous-sol.

Il m’accueille la chemise déboutonnée, nu pied. Il m’a fait visiter sa maison, a-t-elle affirmé.

M. Brûlé aurait, par la suite, commencé à préparer le souper et lui aurait servi une petite coupe de vin.

À ce moment-là, je ne me sentais déjà pas bien, a affirmé la présumée victime.

Après une trentaine de minutes de discussion, où Michel Brûlé « a des propos décousus », l’accusé et la plaignante seraient passés au salon.

Je me disais qu’on allait finalement commencer à parler affaires, a-t-elle déclaré au tribunal.

M. Brûlé serait plutôt passé à la salle de bain et aurait commencé à se raser le crâne et la barbe.

« Il m’a alors demandé si je voulais prendre une douche. J’ai répondu : je suis ici pour mon manuscrit. »

— Une citation de  Plaignante

La présumée agression

Après sa séance de rasage, Michel Brûlé se serait précipité sur la plaignante, aurait commencé à l’embrasser dans le cou, lui aurait touché les fesses, les seins et le pubis par-dessus ses vêtements, malgré son refus.

Ç’a peut-être duré deux minutes, mais c’était deux minutes intenses où j’ai dit non », a-t-elle confié. Après l'avoir « repoussé de toutes [ses] forces, la femme affirme avoir réussi à s'enfuir.

Après l’incident la plaignante a contacté son mari de l’époque et son frère, qui témoigneront également pour la Couronne au cours du procès qui doit durer quatre jours.

La présumée victime n’a pas porté plainte à la police sur le coup. Elle l’a fait trois ans plus tard, en 2017, dans la foulée du mouvement #MoiAussi.

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