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Hymne royal à Queen's Park : « un pas en arrière » dans la réconciliation

Un homme entouré de journalistes lors d'un point de presse.

« God Save the Queen est un pas en arrière lorsqu'on parle de réconciliation », dit le député néo-démocrate Sol Mamakwa.

Photo : Radio-Canada

Trois députés ontariens refusent de chanter l'hymne royal, God Save the Queen chaque premier lundi du mois, par respect envers les Autochtones. C'était la première fois, lundi, que les députés chantaient cet hymne décrit par certains comme « un chant colonial ».

Au moins trois députés ontariens refusent de respecter un changement au Règlement de l'Assemblée législative de l'Ontario.

Dorénavant, lors de chaque « premier lundi de chaque mois, après les prières, l'Assemblée chante l'hymne national du Canada et l'hymne royal ».

Les députés sont invités à chanter l'hymne royal God Save the Queen, mais ne sont pas tenus de le faire.

Selon le député néo-démocrate et porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d'affaires autochtones, Sol Mamakwa, cet hymne rappelle un lourd passé colonial.

Il est blessant pour les Autochtones d'entendre cet hymne.

Sol Mamakwa, député de Kiiwetinoong

C'est la Chambre de tous les Ontariens, y compris celle des Premières Nations, et quand on ramène un chant qui est tellement colonial, c'est juste [tourner le fer] dans la plaie. Et je pense que c'est une grosse erreur que le gouvernement fait, renchérit le député néo-démocrate Guy Bourgouin.

Il est parmi les trois députés qui ont annoncé ne pas participer au chant de God Save the Queen.

Sol Mamakwa s'est adressé à la Chambre lundi. Dans sa déclaration, il a dit ne pas vouloir célébrer le colonialisme.

La réconciliation est impossible

Avec ce gouvernement, la réconciliation est impossible, a aussi lancé Sol Mamakwa.

Je pense qu'ils ont une autre définition, une autre compréhension de ce qu'est la réconciliation.

Sol Mamakwa, député de Kiiwetinoong

Le leader parlementaire du gouvernement progressiste-conservateur, Paul Calandra, a défendu la décision.

Paul Calandra répond au micro d'un journaliste de Radio-Canada.

Selon Paul Calandra, le chant de l'hymne est un signe de respect pour la reine du Canada.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

La reine Élisabeth II fait preuve de réconciliation depuis des décennies et c'est quelque chose que nous devrions tous honorer, a-t-il dit.

Sol Mamakwa croit plutôt que le gouvernement a laissé tomber les Autochtones sur plusieurs fronts, notamment la santé mentale des jeunes.

Le colonialisme et le racisme restent le fondement sur lequel les bâtiments et les institutions de cette province et de ce pays ont été construits.

Sol Mamakwa, député de Kiiwetinoong

Guy Bourgouin abonde dans le même sens. Selon lui, ce chant colonial est un manque de respect envers les Premières Nations.

On a un gouvernement qui semble être complètement déconnecté de la réconciliation.

Guy Bourgouin, député de Mushkegowuk–Baie James

Certains députés néo-démocrates, dont Sol Mamakwa, Guy Bourgoin et Suze Morrison, comptent désormais attendre que le chant de l'hymne royal soit terminé avant d'entrer en Chambre.

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