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Des Manitobains déplorent les arrestations de manifestants autochtones à Tyendinaga

Des policiers accompagnent un homme menotté.

Des Manitobains dénoncent les arrestations de protestataires autochtones à Tyendinaga.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Radio-Canada

L’intervention policière à Tyendinaga, en Ontario, où des manifestants autochtones bloquent la voie ferrée en soutien aux opposants à un projet de gazoduc en Colombie-Britannique provoque des réactions au Manitoba.

Le professeur en études autochtones de l'Université du Manitoba Niigaan Sinclair craint que la situation ne s’envenime maintenant que des protestataires ont été arrêtés.

Niigaan Sinclair regarde la caméra.

Niigaan Sinclair se désole de l'intervention policière à Tyendinaga.

Photo : Radio-Canada

La vidéo est accablante. On y voit des dizaines de policiers armés jusqu’aux dents, prêts à charger des individus qui se trouvent sur leur propre territoire, se désole Niigaan Sinclair. C’est une scène horrible à regarder.

Ces arrestations rappellent au professeur la crise d’Oka, survenue au Québec en 1990, où des Mohawks avaient construit des barricades pour empêcher l'agrandissement du golf d'Oka sur des terrains que revendiquait la communauté.

Lorsque les Autochtones se tiennent debout, dans leurs droits, le gouvernement canadien arrive, les déplace, les arrête et construit le projet de toute manière, affirme M. Sinclair.

L'ancienne grande chef du regroupement de Premières Nations Manitoba Keetwatinowi Okimakanak (MKO), Sheila North, est du même avis. Elle ajoute que la vidéo donne l'impression que les peuples autochtones et le reste de la population sont des entités distinctes, et que les Autochtones sont les agresseurs.

Gros plan sur Sheila North, ancienne chef de l'organisation Manitoba Keewatinowi Okimakanak.

Sheila North espère qu'un dialogue constructif se dégagera de la situation actuelle.

Photo : Radio-Canada

D’un côté, il y a la loi sur laquelle s’appuient les forces de l’ordre pour démanteler les barricades. De l’autre, il y a les lois autochtones ignorées depuis des générations, fait valoir Sheila North.

Elle espère voir des conversations constructives entre le gouvernement et les communautés autochtones.

C’est un excellent moment pour nous tous d’apprendre à considérer nos différents points de vue dans le respect, dit Mme North. Nous avons tous une voix et nous pouvons la faire entendre de différentes manières pour amorcer un changement positif dans notre pays.

Le directeur du Centre national pour la vérité et réconciliation, Ry Moran, s’attendait à ce genre d'incident à Tyendinaga.

Ry Moran, assis, répond à la caméra.

Le directeur du Centre national pour la vérité et réconciliation, Ry Moran, reste optimiste.

Photo : Radio-Canada

Je crois que c’est un douloureux rappel de l’immense travail qu’il nous reste à faire dans ce pays pour vraiment protéger et respecter les droits de la personne, dit Ry Moran. Il demeure malgré tout optimiste quant à l’issue de la crise.

Avec les informations de Rachel Bergen

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