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Les enseignants exerceront des moyens de pression si les négociations échouent

Un enseignant corrige l'exercice d'un élève.

Un enseignant corrige l'exercice d'un élève.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les membres de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan (FES) confieront à leur comité de négociation le pouvoir d’entreprendre des moyens de pression si les négociations avec le gouvernement provincial échouent.

Le résultat du vote des enseignants a été annoncé : 90,2 % des membres de la FES ont voté en faveur de sanctions si les discussions avec le ministre de l’Éducation se soldent par un échec.

Plus de 13 500 membres de la FES avaient été appelés à se prononcer sur ce dossier à la mi-février. En fin de compte, 96,6 % d’entre eux ont pris part au vote.

Le sous-financement chronique a créé une crise dans les écoles de la Saskatchewan et cela ne peut plus durer.

Patrick Maze, président de la FES

La FES doit s’entretenir avec le ministre de l’Éducation, Gordon Wyant, ainsi que l’Association des commissions scolaires de la Saskatchewan le 25 février. Cette rencontre suit les recommandations du conseil de conciliation publié le 13 février.

La grève ou la suppression d’activités parascolaires font partie des actions possibles. La FES précise que la possibilité d’imposer des sanctions planera jusqu’à ce qu’une nouvelle convention collective soit signée.

Si des sanctions sont prises, la FES s’engage à avertir au moins 48 heures à l’avance les divisions scolaires, souligne le président de la fédération, Patrick Maze.

Les enseignants demandent au gouvernement provincial une réduction du nombre d'élèves par classe. Ils veulent aussi un contrat de travail de trois ans avec une augmentation de salaire de 2 % en 2019-2020, de 3 % en 2020-2021 et de 3 % en 2021-2022.

L’opposition réagit

En début d’après-midi, lundi, le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan a réagi à la situation par voie de communiqué.

Selon la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Éducation, Carla Beck, le résultat de ce vote montre clairement le manque de confiance des enseignants envers le gouvernement provincial dans l’obtention d’un nouveau contrat de travail.

Les réductions budgétaires et de personnel dans les écoles ont été causées par les décisions prises par le Parti saskatchewanais, mentionne Mme Beck. La crise dans nos salles de classe est le résultat de plusieurs années de baisse du financement par élève.

Elle croit que l’embauche de plus d’enseignants serait un pas dans la bonne direction pour réduire le nombre d’élèves par classe.

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