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Les incendies en Australie ont détruit 20 % des forêts

Un pompier seul dans une forêt en feu.

Des études révèlent que les récents incendies qui ont ravagé l'Australie ont détruit plus d'un cinquième des forêts du pays, après une sécheresse de plusieurs années.

Photo : Getty Images / AFP/ Peter Parks PETER PARKS

Agence France-Presse

Les récents incendies qui ont ravagé l'Australie ont détruit plus d'un cinquième des forêts du pays, des feux « sans précédent » après une sécheresse de plusieurs années liée au réchauffement climatique, selon des études publiées lundi.

Des climatologues sont présentement en train d'étudier les données liées à ces incendies pour déterminer à quel degré le dérèglement climatique en est responsable.

En parallèle, dans une édition spéciale de la revue Nature Climate Change, des chercheurs australiens passent en revue d'autres aspects de ces feux de brousse.

Selon l'une des études, entre septembre 2019 et janvier 2020, environ 5,8 millions d'hectares de forêts tempérées ont brûlé en Nouvelle-Galles du Sud et dans l'État de Victoria, soit la saison d'incendie la plus dévastatrice jamais enregistrée.

Au milieu du printemps [austral] 2019, nous nous sommes rendu compte qu'une part très importante des forêts de l'Est australien pourrait être brûlée en une saison, a commenté Matthias Boer, de l'Université occidentale de Sydney.

Ça a été un choc quand on s'est rendu compte que cette saison était en fait complètement aberrante en matière de pourcentage de la partie continentale forestière brûlée, a-t-il indiqué à l'Agence France-Presse.

De plus, l'étude sous-estime probablement les chiffres, la Tasmanie n'ayant pas été incluse dans les données.

En moyenne, moins de 2 % des forêts australiennes sont détruites chaque année par le feu.

Une autre étude se penche sur les conditions qui ont aggravé les destructions provoquées par les incendies : une sécheresse de plusieurs années sur le bassin du Murray.

Le dipôle de l'océan Indien en cause

Andrew King, de l'Université de Melbourne, et ses collègues ont ainsi étudié un phénomène appelé le dipôle de l'océan Indien (DOI), qui influe directement sur le niveau des précipitations en Australie notamment.

Ainsi, quand la température de la surface de la mer est plus chaude que la normale dans l'est de l'océan Indien, avec des eaux plus froides à l'ouest, cela provoque habituellement des pluies plus importantes dans le sud-est de l'Australie.

Les chercheurs estiment que la sécheresse subie par la majeure partie de l'Australie depuis 2017 est liée à une baisse de fréquence de ce type d'événements météo en raison du réchauffement de l'ensemble des océans.

Ainsi, selon eux, l'hiver austral 2016 a subi des précipitations importantes liées au DOI, mais depuis, le bassin de Murray a enregistré 12 saisons consécutives de pluies en dessous de la moyenne, soit la plus longue période depuis 1900.

Ainsi, cette situation risque de se reproduire de plus en plus souvent. Cela veut dire que nous devons nous attendre à plus de saisons sèches en Australie, et possiblement à plus de sécheresse, a expliqué Andrew King à l'AFP.

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