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La GRC patrouille toujours dans le territoire wet’suwet’en après le retrait du poste mobile

Les trois chefs héréditaires de Wet'suwet'en participent à un rassemblement à Smithers, en Colombie-Britannique.

Les chefs héréditaires de Wet'suwet'en Rob Alfred, John Ridsdale et Antoinette Austin, qui s'opposent au pipeline Costal Gaslink, participaient à un rassemblement à Smithers, en Colombie-Britannique, en février.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada de la Colombie-Britannique (GRC) effectue des patrouilles dans le territoire des Wet’suwet’en alors que ces derniers réclament le retrait complet des agents, selon des membres de la Première Nation.

La GRC a déplacé son poste mobile sur le territoire des Wet’suwet’en vers un détachement à proximité de là vendredi, mais la police fédérale poursuit des patrouilles dans le secteur.

Le Bureau pour la sécurité de la collectivité et de l’industrie (BSCI), aussi connu comme étant le poste mobile, était situé 29 km sur un chemin menant au chantier de construction du projet Coastal GasLink. Le BSCI servait de base pour une vingtaine d'agents de la police fédérale.

La GRC mène à présent ses opérations à partir d’un détachement à Houston, en Colombie-Britannique, à 40 minutes de route de l’ancien poste mobile.

Le démantèlement du BSCI faisait partie des conditions des chefs héréditaires pour qu’ils acceptent de reprendre les pourparlers afin de cesser les blocages des voies ferrées partout au pays.

Toutefois, le retrait de tous les policiers du secteur et l’arrêt des patrouilles faisaient aussi partie des demandes.

Déplacer les agents de police d'environ 20 km et à la fois augmenter les patrouilles dans notre territoire non cédé ne satisfait pas nos demandes, a affirmé Karla Tait, qui est une membre de la maison Unist’ot’en et directrice des services cliniques au Centre de santé Unist’ot’en.

Nos chefs ont été clairs : nous voulons que la présence des policiers cesse complètement sur notre territoire, a-t-elle ajouté.

Dans un courriel envoyé à CBC, la GRC de la Colombie-Britannique a confirmé le déplacement temporaire du poste mobile vendredi après-midi.

Les patrouilles continuent dans le secteur, et les discussions sont en cours [entre le Commandant en chef de la GRC de la Colombie-Britannique et les chefs héréditaires] au sujet de notre présence dans un avenir rapproché, peut-on lire dans la déclaration écrite.

La GRC affirme qu’il n’y a pas d’heure ou d’horaire fixé pour les patrouilles, mais les agents font des allées et venues pour surveiller le chemin forestier Morice River.

Karla Tait dit que des membres de la Première Nation ont compté le nombre de patrouilles qui se déroulent chaque jour et qu’ils ont remarqué une légère hausse récemment. Selon elle, il y a eu huit patrouilles vendredi, et neuf, samedi.

Cela pourrait sembler plus visible étant donné que nos agents étaient habitués à travailler au BSCI et qu’ils le quittaient seulement pour intervenir dans des incidents, affirme la GRC dans son courriel.

Les chefs réunis lundi

Des chefs qui étaient en visite au Québec et en Ontario au cours des derniers jours rentrent en Colombie-Britannique lundi.

Ils vont rencontrer d’autres chefs héréditaires opposés au projet de gazoduc qui n'ont pas pu participer à la tournée dans l'est afin de discuter de la visite dans l’est du pays et déterminer quelles sont les prochaines étapes.

Selon les informations de Raisa Patel, Karen Pauls et Philippe Leblanc

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