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Analyser le chant des oiseaux pour protéger les espèces menacées

Les fauvettes sont des oiseaux aux plumes blanches, noires et jaunes. Celle-ci est perchée sur un arbre.

Cette étude pourrait être étendue à des espèces animales autres que les oiseaux (archives).

Photo : Radio-Canada / Tracy Munson

Radio-Canada

Le chant des oiseaux évolue pendant la saison de reproduction, ont découvert des scientifiques de l’Université de l’Alberta.

Il pourrait donc servir d’indicateur dans les travaux de protection des espèces menacées.

Bien souvent, lorsqu'on entend des oiseaux chanter, ce sont des mâles, car ils veulent attirer les femelles, explique la biologiste de la faune de l’Université de l’Alberta à Edmonton Emily Upham-Mills.

L’équipe de chercheurs dont elle fait partie a enregistré et analysé le chant du moucherolle à côtés olive, une espèce d’oiseaux menacée au Canada. Elle a procédé à 500 heures d’enregistrement dans des zones du nord de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest.  

Les biologistes sont arrivés à la conclusion que le rythme du chant d’un oiseau change au cours de la période de reproduction, selon la situation de ce dernier.  

Quand un oiseau a un partenaire et un nid actif, c’est-à-dire avec des petits dedans, il va moins chanter [que lorsqu’il veut attirer une femelle] parce qu’il ne veut pas indiquer aux prédateurs où se trouve son nid.

Une méthode moins coûteuse

Cette information est très utile parce que chercher les nids actifs est très coûteux et difficile. C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Ça peut prendre des heures, des jours, raconte Emily Upham-Mills. Parfois, les nids sont très hauts, et c'est très difficile de voir ce qu’il y a dedans.

Analyser le chant des oiseaux pourrait donc servir à déterminer à quel endroit une espèce arrive à se reproduire et, à l'inverse, là où elle n’y arrive pas. Ces informations pourraient aider les scientifiques à comprendre pourquoi certaines populations déclinent et à déterminer comment les protéger. 

Les recherches, dirigées par le laboratoire d’Erin Bayne au sein du département des sciences biologiques de l’Université de l’Alberta à Edmonton, ont reçu un financement d'Environnement et Changement climatique Canada. Les travaux ont été publiés dans le journal Ecosphere en janvier. 

Emily Upham-Mills, qui travaille maintenant comme scientifique aux Spencer Environmental Management Services, pense que cette analyse pourrait servir pour d’autres espèces d'oiseaux et d'autres animaux.

Beaucoup d'animaux utilisent des vocalises et ces vocalises ont une signification, souligne-t-elle. Dès que l’on établit le lien entre leur situation et les bruits qu’ils font, alors il suffit de les écouter pour commencer à en apprendre plus sur eux.

Avec les informations de CBC

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