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Après une séparation, la médiation « pour l’intérêt des enfants »

Me Joëlle Éliott-Tousignant, notaire et médiatrice familiale agréée, à Trois-Rivières observe une hausse du nombre de séparations en janvier et février.

Me Joëlle Éliott-Tousignant, notaire et médiatrice familiale agréée, à Trois-Rivières observe une hausse du nombre de séparations en janvier et février.

Photo : Radio-Canada

Sarah Désilets-Rousseau

Le nombre de séparations serait plus élevé en janvier et février, selon la Chambre des notaires du Québec. Une tendance qui se reflète dans les bureaux de Me Joëlle Éliott-Tousignant, notaire et médiatrice familiale agréée, à Trois-Rivières.

Elle note une hausse du nombre de séances de médiation d’ex-conjoints, chaque début d’année. Il y a une tendance qui fait que les gens attendent que le temps des fêtes soit terminé pour ne pas annoncer la séparation tout de suite à l'ensemble de la famille. Donc on a plus de médiation vraiment à partir de janvier, explique Me Eliott-Tousignant.

Cinq heures gratuites

Au Québec, pour 100 mariages, il y a eu 50 divorces selon les dernières données de Statistiques Canada. Dans l'intérêt des enfants, le gouvernement du Québec offre gratuitement aux couples avec enfants, mariés ou non, cinq heures de médiation pour qu’ils tentent de s'entendre sur la garde et la séparation des biens.

La médiation, une bonne idée?

Pour Me Éliott-Tousignant, la médiation fait en sorte que les ex-conjoints ressortent “gagnants-gagnants” de la séparation, plutôt qu’il y ait un des deux qui “perde” dans un jugement de la Cour. “La médiation familiale se veut un processus de règlement de conflits qui est libre et volontaire, où les deux parties vont en tirer profit”, croit-elle.

On fait de beaux miracles. Les gens, souvent, me surprennent à quel point ils sont capables d’être de bons parents. Je peux haïr mon ex-conjoint, mais je continue d’être parent pour le reste de la vie.

Me Joelle Elliot Tousignant

À la fin du processus de médiation, le médiateur prépare un résumé des ententes, qui pourra ensuite être transformé en un accord par un notaire ou un avocat, et être entériné devant le tribunal.

Mariés ou non, des droits différents

Les conjoints de fait au Québec n’ont pas du tout les mêmes droits que les conjoints mariés. Ils vont avoir moins de droits que les conjoints mariés au niveau de la séparation des biens, indique Me  Elliot Tousignant.

Malgré tout, la médiation reste pertinente pour s’informer et séparer les biens, les dettes, les factures, et en venir à une entente, estime-t-elle.

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Mauricie et Centre du Québec

Famille