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Barricade à Listuguj : du renfort des communautés métisse et autochtone du Nouveau-Brunswick

Un des militants venus du Nouveau-Brunswick présente une pancarte offerte aux gardiens de la barricade de Listuguj.

Un des militants venus du Nouveau-Brunswick présente une pancarte offerte aux gardiens de la barricade de Listuguj.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Courtemanche

Alexandre Courtemanche

En ce quatorzième jour du blocage de la voie ferrée de Listuguj, il n'y a toujours aucun signe de mouvement à la barricade qui a interrompu tout transport ferroviaire en Gaspésie.

Les militants ont même reçu du renfort en provenance de communautés du Nouveau-Brunswick.

Des hommes se déclarant appartenir à la communauté métisse de la Grande Rivière, située près de Tracadie, ont voulu se joindre au mouvement initié par des Micmacs de Listuguj il y a maintenant deux semaines.

Stéphane Richardson est l'un d'eux. Il dit avoir ressenti l'importance de ce mouvement qui paralyse des centaines de kilomètres de voies ferrées dans l'ensemble du pays.

Stéphane Richardson, se déclarant appartenir à la communauté Métis de la Grande Rivière, se trouve à la barricade de Listuguj.

Stéphane Richardson dit appartenir à la communauté métisse de la Grande Rivière.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Courtemanche

Je pense que c'est un moment historique, puis on doit en faire partie.

Stéphane Richardson

Un autre provient de la communauté micmaque de Eel River, située de l'autre côté de la baie des Chaleurs. Pudus, se présente-t-il, affirme militer depuis des décennies pour les droits des autochtones.

Pudus, qui dit être venu de la communauté micmaque de Eel River, se réchauffe près du feu.

Celui qui se nomme Pudus affirme être venu de la communauté micmaque de Eel River pour prêter main-forte aux militants de la barricade.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Courtemanche

Il considère, comme les autres militants de la barricade, que l'intervention de l'État, particulièrement par le truchement de la Gendarmerie royale, est illégitime et illégale au regard des droits territoriaux non-cédés par la Première Nation Wet’suwet’en.

Des interlocuteurs illégitimes

Gary Metallic, chef héréditaire du conseil tribal Gespe'gewa'gi, persiste et signe : le nœud du problème, tant en Colombie-Britannique qu'au Québec, se trouve dans la reconnaissance des systèmes de gouvernance traditionnelle autochtone, selon lui.

Le gouvernement fait erreur, dit-il, en ne s'adressant qu'aux conseils de bande dans le cadre de ses négociations.

[TRADUCTION] Leur organisation fut créée par la Loi sur les Indiens en 1876. Tous les traités ont été signés pas nos chefs ancestraux dans les années 1700. Donc légalement, nous sommes les détenteurs du titre foncier. Mais le Canada et les provinces refusent de le reconnaître.

Gary Metallic, chef héréditaire du conseil tribal Gespe'gewa'gi

Gary Metallic souligne au passage que la barricade de la voie ferrée n'est pas liée directement à ce manque de reconnaissance. Elle sera levée lorsque les chefs héréditaires Wet’suwet’en se diront satisfaits des actes posés par le gouvernement fédéral.

Le chef héréditaire micmac entend cependant poursuivre ses démarches pour que son organisation devienne un interlocuteur politique légitime aux yeux des gouvernements québécois et canadien.

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