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Ottawa continue d'appeler au dialogue pour régler la crise ferroviaire

Il n'est pas question de faire appel aux militaires pour mettre fin aux blocages ferroviaires, selon le gouvernement fédéral.

Portrait de Marc Garneau.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a insisté sur les importantes conséquences de la crise ferroviaire sur l’économie du pays.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des ministres fédéraux sont montés au front dimanche pour rappeler que le gouvernement fédéral était toujours disposé à discuter avec les leaders autochtones, afin de mettre un terme à la crise qui paralyse la circulation ferroviaire au pays.

Malgré l’appel de Justin Trudeau au démantèlement immédiat des barricades vendredi, les barrages ferroviaires demeurent en place et les discussions semblent au point mort.

Le ministre fédéral des transports, Marc Garneau, qui était l’invité de l’émission Les coulisses du pouvoir sur les ondes de RDI dimanche matin, a cependant évoqué une situation qui « ne peut plus durer ». Selon lui, les effets néfastes sur les investissements et l’économie du pays sont très sérieux.

Il a rappelé les directives d’Ottawa de privilégier le dialogue et de solliciter la compétence des juridictions provinciales afin que cette crise se règle de façon pacifique.

On s’est engagés vers la réconciliation en 2015 et on veut continuer ce processus. On veut avoir ce dialogue, a affirmé le ministre.

Le premier ministre l’a dit clairement. Certains ont évoqué l’intervention des militaires. Nous, on n'envoie pas les militaires contre les citoyens canadiens, ici, au Canada.

Marc Garneau, ministre des Transports

Une telle intervention n’est donc pas envisagée par Ottawa, qui craint des répercussions explosives dans les communautés autochtones et une aggravation de la situation.

Poursuivre les négociations

La ministre des Relations Couronne-Autochtones Carolyn Bennett s’est quant à elle exprimée dimanche à l'émission The West Block, sur les ondes de Global, pour assurer que les négociations n'avaient jamais cessé, malgré l'impatience affichée du premier ministre Justin Trudeau, vendredi. À aucun moment, nous n'avons cessé les négociations, a-t-elle affirmé.

Les dialogues sont productifs et toutes les parties progressent bien.

Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones

Cette offensive médiatique du gouvernement fédéral survient au moment où les chefs héréditaires de la Première Nation de Wet'suwet'en doivent rentrer en Colombie-Britannique, après avoir visité des communautés mohawks de l'est du Canada.

Les manifestants, qui occupent des voies ferroviaires en signe de solidarité avec ces chefs qui s'opposent au projet de gazoduc Coastal GasLink passant sur leur territoire ancestral, n'ont toutefois donné aucun signe qu'ils avaient l'intention d'abandonner leur blocus.

Mme Bennett a défendu l'idée de maintenir des canaux de communications pour poursuivre les discussions et retirer la Gendarmerie royale du Canada (GRC) du territoire de Wet'suwet'en.

Pas d'intervention militaire

Le ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, a lui aussi maintenu le cap établi par M. Trudeau. Il a réclamé à son tour le démantèlement des barricades et exhorté les chefs héréditaires à revenir à la table des négociations.

Nous comprenons tous l'importance d'une résolution pacifique, mais d'une résolution rapide, car l'impact de ces barricades est inacceptable, intenable.

Bill Blair, ministre de la Sécurité publique

La situation ne peut pas être maintenue. Nous avons confiance en la police pour faire le travail de manière pacifique , a-t-il dit à l'émission Question Period de CTV.

Selon lui, il incombe à la police de chaque province de faire face aux blocus. Il n'envisage pas non plus d'envoyer des militaires pour expulser les manifestants des voies ferrées.

Il n'est jamais approprié de se servir des Forces armées contre les Canadiens n'importe où au pays, a-t-il souligné. L'armée joue un rôle essentiel dans ce pays, mais la police aussi.

Les conditions des chefs

Les chefs héréditaires wet'suwet'en, qui ont rendu visite à leurs partisans à Tyendinaga et à Kahnawake, vendredi et samedi, en ont profité pour réitérer leurs conditions.

Le chef Woos a dit que des pourparlers pourront être entrepris de nation à nation avec la Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral lorsque la GRC aura totalement quitté le territoire ancestral et que l'entreprise Coastal GasLink aura cessé ses travaux pour la construction de son gazoduc.

Nous voulons rester cohérents dans nos réponses, a-t-il souligné. Nous attendons que la GRC quitte les lieux.

La GRC avait annoncé son retrait du territoire wet'suwet'en, mais elle continuait de le patrouiller vendredi, selon les chefs héréditaires.

M. Woos a dit samedi aux journalistes que le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, ne rappelait plus depuis la déclaration de Justin Trudeau. Il semble que depuis l'annonce de M. Trudeau, la communication a cessé, a-t-il indiqué samedi.

Les manifestants continuent notamment de bloquer une voie ferroviaire importante du Canadien National, à l'est de Belleville, en Ontario. Ils soutiennent les chefs héréditaires qui s'opposent au projet, malgré l'appui donné à celui-ci par des conseils de bande élus.

Avec les informations de Presse canadienne

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