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L’intelligence artificielle pour aider Hydro-Québec à prévoir la demande

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Contre-plongée sur des pylônes électriques

Le reportage de Michel Marsolais.

Photo : iStock

Confrontée à une année difficile, Hydro-Québec doit mieux prévoir la demande en électricité pour améliorer sa rentabilité, une opération de plus en plus complexe avec les changements climatiques et d'habitudes des consommateurs. De nouveaux outils de prévision qui utilisent l'intelligence artificielle seront mis en place dès l'an prochain.

En ouvrant collectivement les lumières chaque matin, un signal est envoyé à un centre de contrôle tenu secret par Hydro-Québec. De là, on ajuste le débit de centrales situées à des milliers de kilomètres.

On veut ni trop produire, ni pas assez produire pour satisfaire cette demande. Ce que ça veut dire aussi, c'est que la demande peut varier chaque minute. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a environ 30 000 kilomètres de lignes qui acheminent ce courant entre les centres de production et les centres de consommation, explique Olivier Milon, chef d'équipe, Prévisions et contrôle du réseau à Hydro-Québec.

L'électricité n'arrive pas en flots réguliers sur les lignes de transport. La puissance est constamment ajustée à la demande, qui varie constamment selon l'heure et les saisons. En hiver, une simple percée de soleil fait chuter la consommation.

La fréquence du réseau doit aussi être maintenue à 60 Hertz pour éviter les risques de « griller » les appareils électroménagers.

Prévoir la demande est un exercice complexe, et qui le devient chaque année davantage. Il faut répondre à la consommation locale, minimiser les importations et maximiser les exportations.

Un humain n'aurait pas la capacité, ou même plusieurs humains n'auraient pas la capacité de gérer la stabilité du réseau. On ne veut pas seulement prévoir le "peak" qui va arriver une fois par année, on veut prévoir en tout temps le comportement des consommateurs.

Olivier Million, Prévisions et contrôle du réseau, Hydro-Québec

À l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ), on travaille à de nouveaux modèles de prévision en utilisant l'intelligence artificielle. Les nouveaux compteurs font partie de l'équation.

On a les compteurs intelligents qui sont installés partout à la grandeur de la province qui sont une mine d'or pour les modèles d'optimisation, des modèles entre autres d'intelligence artificielle. Donc, on utilise ces données-là pour savoir comment les gens se comportent, comment la demande évolue, dit Patrick Jeandroz, Chef expertise science des données et calcul haute performance à l’IREQ.

Améliorer l’équilibre en l’offre et la demande ne peut faire que des gagnants, estime-t-il.

C'est bon pour l'environnement, parce que si on a une meilleure prévision de la demande, on est en mesure de moins importer d'électricité des Américains.

Les modèles de prévision intelligents pourraient permettre à Hydro-Québec de faire de grandes économies. D'autant plus que ces modèles continuent d'apprendre à mesure qu'ils étudient nos habitudes.

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