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Pas assez de patrouilleurs dans la Réserve de biodiversité Uapishka

Des agents dans les monts Groulx.

Le territoire à surveiller par les agents territoriaux du Conseil des Innus de Pessamit est immense.

Photo : Striking Balance

Radio-Canada

Les agents territoriaux du conseil de bande des Innus de Pessamit dénoncent le manque de ressources pour faire respecter le protocole d'encadrement en place dans la réserve de biodiversité Uapishka. Ils n'ont remis qu'un seul constat d'infraction depuis les deux dernières années.

Trois motoneigistes se sont vu remettre un constat d'infraction dans la réserve de biodiversité Uapishka. Ils ont circulé sans guide au-delà de la limite de 800 mètres, contrairement aux exigences du ministère de l'Environnement.

C'est qu'en dépit des efforts déployés, le territoire à surveiller est immense.

De plus, les points d'accès au massif sont nombreux et les contrevenants sont rusés, indique Jean-Philippe Messier, directeur général de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka.

Le massif des monts Groulx fait 5000 kilomètres carrés, alors vous êtes sur deux fois et demie l'île de Montréal avec votre motoneige et vous devez patrouiller, explique M. Messier.

Deux agents territoriaux regardent une carte.

Des agents territoriaux préparent une sortie sur le massif des monts Groulx. Ils tentent de déterminer comment attraper l'un des groupes de motoneigistes qui s'y aventurent sans respecter les règlements mis en place pour protéger la faune et la flore.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Le superviseur des agents territoriaux, Sébastien Picard, pense qu’il manque d’effectifs.

On est loin d'être assez. C'est sûr que ça serait bon qu'on soit presque en permanence là-bas, mais c'est presque impossible parce qu'on a seulement deux équipes, affirme-t-il.

Un besoin grandissant

Le conseil des Innus de Pessamit fait présentement des démarches auprès de Services aux Autochtones Canada pour financer l'embauche d'agents territoriaux additionnels.

Pour l'agent Benoît Labbé, le besoin est d'autant plus criant avec la popularité grandissante de la motoneige hors-piste.

À toutes les patrouilles qu'on fait de semaine en semaine, on voit qu'il y a de nouvelles traces à des places que ce n'est pas permis de se promener là, alors on sait que ces traces-là, ça vient de monde qui sont montés illégalement sans guide, indique Benoît Labbé.

Un agent pose un panneau indiquant que les motoneiges sont interdites.

Les monts Groulx attirent de plus en plus de motoneigistes. Ceux qui souhaitent s'y aventurer doivent cependant se faire accompagner d'un guide formé et se limiter à certains secteurs.

Photo : Striking Balance

Fier métier

En attendant les renforts espérés, les agents territoriaux continuent d'arpenter leur Nitassinan. Après une journée de travail, les deux agents sont fatigués, mais satisfaits.

Mes parents ils ont comme été pris au berceau pour les emmener à l'école, et là, ils ont délaissé le territoire. Maintenant on se réapproprie le territoire! Moi je suis très fier de faire cet emploi-là!, lance Benoit Labbé.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle

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