•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le G20 mentionne pour la première fois le changement climatique sous l'ère Trump

Kristalina Georgieva entourée d'hommes dont deux Saoudiens

La Bulgare Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, a rappelé l'importance d'une collaboration internationale afin de « renforcer l'atténuation des changements climatiques et leur adaptation ».

Photo : Reuters / Ahmed Yosri

Reuters

Les ministres des Finances et banquiers centraux des grandes économies du G20 réunis ce week-end en Arabie saoudite ont convenu dimanche d'intégrer pour la première fois depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison blanche une référence au changement climatique dans leur déclaration finale, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Pour dépasser les objections des États-Unis, le dérèglement climatique ne figure pas en tête du communiqué ni sur la liste des risques potentiels pesant sur la croissance économique mondiale, mais est évoqué dans une référence aux travaux du Conseil de stabilité financière du G20 au sujet des implications de la crise climatique sur la stabilité financière.

C'est néanmoins la première fois, depuis 1999, que ce groupe réunissant 20 grandes puissances mentionne le dossier climatique et notamment depuis que Donald Trump a accédé à la présidence de la première puissance économique de la planète, a insisté une de ces sources.

Les inquiétudes relatives à l'impact économique du changement climatique se sont fortement accentuées ces dernières années. Les acteurs économiques sont soumis à une pression croissante pour accélérer la transition de l'économie vers un modèle rejetant moins de CO2 dans l'atmosphère.

Le Fonds monétaire international (FMI) a pour sa part fait le choix d'intégrer les catastrophes liées au dérèglement climatique à sa liste des risques susceptibles de faire dérailler la reprise très fragile de l'économie mondiale qu'il prévoit cette année.

Nous ne devrions pas nous cacher de ce qui se passe. La crise climatique est bien présente, déclarait vendredi la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, lors d'une conférence organisée à Riyad avant la réunion du G20.

Washington s'oppose à présenter le changement climatique comme un risque économique depuis l'investiture de Donald Trump, dont l'une des premières décisions sur le plan international a été de retirer les États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat.

D'après deux sources diplomatiques, les représentants américains à la réunion de Riyad ont refusé une première formulation qui relevait le risque macroéconomique lié à la stabilité environnementale.

En définitive, ce n'est pas au premier paragraphe, mais au neuvième, de manière très discrète et indirecte, mais c'est tout de même la première fois que le mot se fraie un chemin jusque dans un communiqué depuis l'arrivée de l'actuelle administration américaine, souligne une source.

Dans sa formulation définitive, le communiqué précise que la mobilisation d'une finance durable et le renforcement d'une intégration financière sont importants pour la croissance et la stabilité mondiales. [...] Le Conseil de stabilité financière examine les implications du changement climatique sur la stabilité financière.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique internationale

International