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Coronavirus : la Corée du Sud en alerte maximale

Un travailleur médical en tenue de protection assis sur un banc.

Un travailleur médical se repose à l'extérieur d'un hôpital à Daegu.

Photo : Reuters / Stringer .

Radio-Canada

La Corée du Sud est sur le pied de guerre face à l’épidémie du nouveau coronavirus, dont les cas sont en constante augmentation au pays, notamment au sein d'une secte chrétienne.

Quelque 169 nouveaux cas ont été rapportés dimanche, pour un total de 602 personnes ayant le COVID-19. Devant cette augmentation, les autorités ont fait passer leur niveau d'alerte au niveau maximum.

Parmi ces nouveaux cas répertoriés, 95 sont liés à l'Église Shincheonji de Jésus de la ville de Daegu, indique le Centre coréen de contrôle et de prévention des maladies. En tout, les autorités dénombrent plus de 300 malades liés à cette secte.

Quelque 9300 membres de cette Église ont été placés en quarantaine ou doivent rester chez eux. Près de 1240 fidèles présentent des symptômes de cette épidémie virale.

Depuis l'apparition du coronavirus au pays, trois patients sont morts, ce qui porte à cinq le nombre de victimes de cette maladie.

Après la Chine, d'où est partie l'épidémie, la Corée du Sud est donc le pays qui compte le plus grand nombre de malades sur son territoire, hormis le foyer d'infection du paquebot Diamond Princess au Japon, où un troisième passager est décédé, a rapporté dimanche le ministère japonais de la Santé.

Le président sud-coréen a qualifié la situation à Daegu et dans la province Gyeongsang du Nord, où une centaine de personnes ont contracté le virus, de crise nationale.

En Chine, le président Xi Jinping a qualifié dimanche cette crise de « plus grave urgence sanitaire » depuis la fondation du régime communiste en 1949.

Il a également reconnu des lacunes dans la réponse des autorités à l'épidémie.

La Chine compte 77 000 cas de coronavirus, parmi lesquels plus de 2400 malades n'ont pas survécu.

Deux employés d'un hôpital sud-coréen portant des combinaisons stériles discutent assis derrière une porte vitrée.

Les autorités sud-coréennes ont élevé au maximum dimanche leur niveau d'alerte face au nouveau coronavirus.

Photo : Reuters

L'Italie sous la loupe

En Italie, une troisième personne infectée par le coronavirus est morte, a annoncé dimanche le conseiller régional de Lombardie, Giulio Gallera. Le gouvernement s'efforce de contenir une épidémie dans le nord du pays avec plus de 130 cas signalés depuis vendredi.

Il s’agit d’une femme âgée de la ville de Crema, à l'est de Milan. Elle souffrait également d'un cancer. Deux autres patients âgés du nord de l'Italie sont morts au cours des dernières 48 heures.

Afin de freiner l'épidémie, les autorités ont mis 11 villes en quarantaine. Quelque 52 000 habitants dans le nord du pays sont soumis à cet isolement, avec interdiction d'entrer et de sortir de leur zone.

C’est en soirée samedi que le gouvernement a adopté un décret-loi très strict forçant l'isolement des 11 municipalités, 10 en Lombardie (région de Milan) et une près de Padoue, en Vénétie (région de Venise).

Ni l'entrée ni la sortie ne sera autorisée sauf dérogation particulière.

Giuseppe Conte, premier ministre italien

Codogno, une localité de 15 000 habitants, pourrait être le principal foyer d’une épidémie autochtone de COVID-19 en Europe.

Par ailleurs, les 274 personnes secourues récemment au large de la Libye seront placées elles aussi en quarantaine, selon l'ONG SOS Méditerranée et le ministère de l'Intérieur italien.

En France, on se prépare à une possible épidémie, alors que les autorités autrichiennes estiment qu'il n'y a pas lieu de paniquer pour le moment. Quelque 181 tests sur des cas de suspicion se sont tous révélés négatifs.

Huit décès en Iran

Le ministère iranien de la Santé a annoncé plus tôt dimanche la mort de trois malades parmi un total de 15 personnes nouvellement testées positives au virus. Cela porte à huit le nombre de personnes tuées par le COVID-19 en Iran sur 43 personnes infectées.

Les autorités ont annoncé la fermeture des écoles et universités, cinémas, théâtres et autres lieux culturels dans 14 des 31 provinces du pays, dont celle de Téhéran en guise de mesures préventives.

Si le nombre de personnes infectées augmente à Téhéran, la ville entière sera mise en quarantaine.

Mohsen Hachémi, président du conseil municipal de Téhéran

La capitale compte plus de huit millions d'habitants. Tous les événements culturels et artistiques ont été interdits pour une semaine.

Des travailleurs médicaux en combinaison de protection

Des travailleurs médicaux en combinaison de protection dans un laboratoire à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine centrale.

Photo : Associated Press / Cheng Min

Le ministre de la Santé, Saïd Namaki, a précisé de son côté que le virus était arrivé de Chine via la ville sainte de Qom, à 120 kilomètres au sud de la capitale. L'Iran est à ce jour le pays où l'épidémie a fait le plus de morts en dehors de Chine.

Plusieurs pays resserrent leurs frontières

Pendant ce temps, de nombreux pays multiplient les mesures pour empêcher la propagation du virus. Le Pakistan a annoncé dimanche la fermeture de sa frontière avec l'Iran et l’Afghanistan a interdit temporairement les voyages vers l'Iran.

La Jordanie a aussi décidé d'interdire son territoire à toute personne venant de Chine, d'Iran et de Corée du Sud, à l’exception de ses propres ressortissants.

L'Arménie a également décidé de fermer pour deux semaines sa frontière terrestre avec l'Iran et de suspendre les liaisons aériennes avec ce pays.

Les autorités russes ont déjà pris des mesures similaires pour empêcher la propagation du nouveau coronavirus.

Moscou a notamment interdit l'entrée sur son territoire aux Chinois et ordonné la fermeture de ses quelque 4250 km de frontière avec la Chine, la coupure des liaisons ferroviaires ou encore la restriction des vols vers des villes chinoises

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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