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Coronavirus en croisière : deux Néo-Brunswickois heureux d’être de retour au Canada

Un couple portant des masques sur la bouche et le nez se prennent en photo sur le pont d'un bateau de croisière.

David et Patricia Strang, de Fredericton au Nouveau-Brunswick, était en quarantaine sur le Diamond Princess.

Photo : David Strang

Radio-Canada

Patricia et David Strang, un couple de Fredericton au Nouveau-Brunswick, sont soulagés d’être enfin de retour au Canada, même si cela signifie deux autres semaines en quarantaine.

Les deux Néo-Brunswickois étaient parmi les passagers du Diamond Princess placés en quarantaine depuis le 3 février dans le port de Yokohama, au Japon, en raison du COVID-19, le coronavirus qui a infecté au moins 600 personnes sur le bateau de croisière.

Ils sont arrivés par avion à la base militaire de Trenton, en Ontario, tôt vendredi matin.

Quand l’avion s’est posé à Trenton, les passagers ont applaudi et j’avais des larmes aux yeux tant j’étais heureuse d’être au Canada, confie au téléphone Patricia Strang, samedi.

Un autobus et une voiture stationnée sur la piste devant un avion.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un autobus vient chercher les passagers canadiens du bateau de croisière Diamond Princess le 21 février 2020 à leur arrivée par avion à la base militaire de Trenton, en Ontario.

Photo : Reuters / Carlos Osorio

Nous sommes censés être en croisière le long des côtes australiennes en ce moment, soupire David Strang. 

Avec 129 autres Canadiens, ils se trouvent plutôt à l’Institut de formation de NAV Canada, à Cornwall, en Ontario. Ils se soumettent à une nouvelle quarantaine de 14 jours avant de retrouver leur vie normale.

Sur le bateau, les passagers étaient confinés à leur cabine. Le personnel venait leur y livrer leurs repas.

À Cornwall, David Strang explique qu’ils ont la permission de sortir prendre une marche sur le terrain de l’institut, mais ils doivent demeurer à 2 mètres des autres personnes.

C’est pas mal la même quarantaine que sur le bateau, sauf qu’on est sur terre.

David Strang

Le couple a hâte d’être de retour à Fredericton et dit n’avoir aucun plan précis, sauf renouer avec la liberté dont ils auront été privés pendant plus d’un mois.

Inquiétudes

David Strang reconnaît que la façon dont les choses ont été gérées a occasionné beaucoup de frustration, mais dit être conscient que les gouvernements étaient aux prises avec une situation en constante évolution. La compagnie de croisière nous a bien traités, en général, juge-t-il.

J'ai vraiment eu peur, admet Patricia Strang. Les choses sont devenues passablement stressantes pour eux lorsque des membres du personnel travaillant sur le navire de croisière ont été infectés à leur tour par le coronavirus.

Les membres de l’équipage sont ceux qui nous amenaient notre nourriture et la préparaient, dit-elle. Ce n’est que dans les deux derniers jours de la quarantaine que la nourriture qui leur était servie provenait de l’extérieur du bateau, affirme Mme Strang.

Elle s’inquiétait de plus de devoir être hospitalisée au Japon, ajoute celle qui ne parle pas japonais.

Le bateau de croisière illuminé la nuit dans le port de Yokohama.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Diamond Princess dans le port de Yokohama, au Japon, le 20 février 2020.

Photo : Reuters / Athit Perawongmetha

Habitués des voyages, ce n’est pas la première fois que Patricia et David Strang voient leurs plans être dérangés par un virus. Lors de périples précédents, des éclosions de norovirus, qui causent fréquemment des gastro-entérites et de la diarrhée sur les bateaux de croisière, sont survenues, mais ils n’ont jamais été malades.

En 2010, il raconte avoir été retenu neuf jours de plus que prévu à Prague, en République tchèque, mais pour une raison fort différente : l’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull avait cloué les avions au sol.

D’ici leur retour à la maison, les Strang restent en contact avec leur famille et leurs amis par l’entremise d’Internet. On ne s’est jamais sentis malades pendant tout ce temps. Nous allons bien, dit David Strang.

D’après le reportage de Gail Harding, CBC

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