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Le Festiglace de Pont-Rouge renaît de ses cendres

Des grimpeurs s'amusent sur les parois glacées de l'Île aux Raisins.

Le reportage de Guillaume Piedboeuf

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Mythique festival d’escalade de glace qui faisait courir les grimpeurs de partout dans le monde, de 1998 à 2007, le Festiglace de Pont-Rouge renaît de ses cendres, en fin de semaine.

Les grimpeurs fourmillaient partout sur les parois glacées surplombant la rivière Jacques-Cartier, samedi matin, au site d’escalade de glace de l’Île aux Raisins, à Pont-Rouge. Organisateur de cette version revampée du Festiglace, Dany Julien était un homme occupé en ce deuxième de trois jours de festivités.

Il n’aurait pu demander plus belle journée pour son événement, assurait-il tout sourire. Le temps froid des derniers jours avait solidifié la glace. Le soleil et le temps plus doux faisaient maintenant plaisir aux spectateurs.

« Le site de l'Île aux Raisins, pour moi, c'est comme un temple. C'est ma maison. Quand on rentre ici, c'est comme un gym à ciel ouvert. Tu regardes de chaque côté, il y a des parois et des glaçons. C’est exceptionnel. »

— Une citation de  Dany Julien, organisateur du Festiglace

De jeune spectateur à organisateur

Originaire de Pont-Rouge, c’est en assistant au Festiglace, puis en participant comme bénévole, que Dany Julien a été initié à l’escalade de glace. On a eu la piqûre quand on était jeune. Voir tous les grimpeurs, mes idoles, grimper ici sur la rivière, c’est un souvenir que j’ai toujours gardé.

C’était donc tout naturel pour celui qui travaille comme charpentier-menuisier et guide d’aventure de ressusciter l’événement avec quelques amis. Après tout, aux débuts des années 2000, le Festiglace était le festival d’escalade de glace le plus renommé au monde, relate-t-il.

Dany Julien

Dany Julien

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Puis durant les treize ans qui ont séparé la dernière mouture de cette version 2.0, l’escalade est devenue un sport beaucoup plus grand public.

Je me souviens quand j'étais plus jeune, c’était presque tabou. Il fallait aller chercher des VHS à la boutique Taïga à Québec pour avoir accès à des vidéos d’escalade, se rappelle Dany Julien. Maintenant on en voit partout. Tout ce qui est plein air, en général, il y a un engouement.

Une longue histoire d’amour pour François-Guy Thivierge

Présent samedi au kiosque de son entreprise Roc Gyms, l’alpiniste François-Guy Thivierge ne cachait pas sa joie de voir les parois de l’Île aux Raisins envahies à nouveau par des grimpeurs venus de partout dans le monde.

C'est ici que j'ai commencé, il y a trente ans. J'ai grimpé les premières cascades de glace. Ça n'avait jamais été fait avant, s’est-il remémoré.

Si quelque 250 ancrages ont été reposés par l’équipe du Festiglace sur les 70 voies du site, en prévision de la fin de semaine, la réalité était tout autre à l’époque, pointe François-Guy Thivierge.

L'alpiniste François-Guy Thivierge

L'alpiniste François-Guy Thivierge

Photo : François-Guy Thivierge

On grimpait des piliers de glace et il n'y avait rien. Fallait que tu mettes des vis et on avait des piolets droits qui avaient de la misère à rentrer dans la glace, mais on le faisait pareil avec les moyens du bord.

Trente ans plus tard, l’escalade de glace a bien changé, mais pas l’engouement des grimpeurs pour le Festiglace de Pont-Rouge. Dany Julien annonce déjà la tenue du festival l’année prochaine et ses acolytes et lui lanceront également un festival de films d’aventure québécois, en 2021.

Sans faire de jeux de mots, la glace est brisée, conclut-il.

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