•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Après 15 ans, le Marché de Dieppe en constante évolution

Taha Maarous (à gauche), fidèle client du Boudreau Meat Market, et Jocelyn Boudreau (à droite).

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Quinze ans après l’ouverture du marché public de Dieppe, au Nouveau-Brunswick, la centaine de commerçants qui y assemblent leur kiosque chaque samedi s’adapte aux modes alimentaires et aux préférences d’une clientèle qui évolue et se renouvelle. 

En moyenne, 5000 personnes visitent le Marché de Dieppe chaque samedi entre 7 h et 13 h 30.

Paul-Émile Doucet au Marché de Dieppe le 22 février 2020.

Paul-Émile Doucet, gérant du Marché de Dieppe.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

L’accueil que la communauté de Dieppe, du Grand Moncton donne aux nouveaux arrivants, c’est certain que ça nous donne de nouveaux marchands de différentes cultures, mais aussi une nouvelle clientèle, remarque le gérant du Marché de Dieppe, Paul-Émile Doucet.

Bannière annonçant de la cuisine coréenne au Marché de Dieppe le 22 février 2020.

L'offre du Marché de Dieppe se diversifie.

Photo : Radio-Canada

Des producteurs néo-brunswickois n’ont pas hésité à enrichir leur offre de produits qui sont plus difficiles à trouver pour certains immigrants. Selon Jocelyn Boudreau, de Boudreau Meat Market, les nouveaux arrivants représentent une grosse clientèle qui est souvent laissée de côté, à son avis, par les géants de l’alimentation et les magasins comme Costco.

Un homme en entrevue devant de la viande.

Jocelyn Boudreau au kiosque de l'entreprise familiale Boudreau Meat Market, le 22 février 2020 au Marché de Dieppe.

Photo : Radio-Canada

C’est ça qui nous sépare, c’est ça qui nous donne un meilleur service, affirme-t-il.

Pour Taha Maarous, une visite des marchés publics, dont le Marché de Dieppe, est un rituel du samedi matin depuis une dizaine d’années.

Que ce soit la viande halal ou la viande kascher, ou bien du monde qui veulent juste du local [...] C’est un gagnant-gagnant des deux côtés, car les fermiers nous offrent quelque chose de chez nous, et nous, on trouve ce qu’on veut chez eux, observe-t-il.

Un homme rencontré au marché public.

Taha Maarous, fidèle client du Boudreau Meat Market à Moncton.

Photo : Radio-Canada

C’est une bonne façon d’appuyer, premièrement, et d’encourager l’économie locale. Et de deux, c’est plus que de juste venir acheter la viande, c’est aussi le contact humain. C’est de parler avec les fermiers. On a tissé des relations depuis quelques années et c’est rendu comme si tu viens voir un ami, poursuit M. Maarous.

Un homme au marché de Dieppe.

Maxime Gauvin, directeur général de la coopérative La Récolte de Chez-Nous.

Photo : Radio-Canada

On dit que les gens débarquent à l'aéroport de Moncton, à Dieppe, et ils prennent tout de suite un taxi, soit pour venir s'installer un kiosque, ou faire leurs emplettes, illustre Maxime Gauvin, directeur général de la coopérative La Récolte de Chez-Nous.

Une femme à son kiosque au marché public.

Paula Szente, commerçante au Marché de Dieppe.

Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas loin de ce qui est arrivé à Paula Szente. Elle a inauguré son étalage au Marché de Dieppe quelques mois seulement après son arrivée dans la région.

Je suis très fière de mon produit et c'est une partie de moi, dit Mme Szente devant sa table de pâtisseries hongroises. Les gens ont goûté un produit traditionnel. C'est un goût différent. C'est un goût original.

Un étalage de pâtisseries et un bol de soupe.

Au marché public de Dieppe, Paula Szente est fière de faire goûter ses desserts hongrois et sa gulyás, « probablement la meilleure soupe au Canada ».

Photo : Radio-Canada

D'autres commerçants se sont adaptés aux allergies ou aux tendances alimentaires. Des aliments sans gluten ou des produits végétaliens sont proposés par plusieurs.

Les gens sont beaucoup plus informés des restrictions alimentaires ou des variétés de produits. Les marchands ont diversifié les différentes choses qu'ils ont à offrir, dit Maxime Gauvin. Les marchés, ça ne se démode pas, comme on dit, ajoute-t-il.

Après 15 années de succès, le Marché de Dieppe commence à étudier la possibilité d’agrandir ses locaux.

D’après le reportage de Wildinette Paul

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Consommation