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Les chefs héréditaires wet'suwet'en réitèrent leurs revendications au Québec

Des Autochtones en tenue traditionnelle marchant dans un stationnement

Les chefs wet'suwet'en se rendent à la Maison Longue de Kahnawake pour y rencontrer des chefs mohawks québécois.

Photo : Radio-Canada / Carla Oliveira

Radio-Canada

Les chefs héréditaires wet'suwet'en étaient à Kahnawake samedi afin d'y rencontrer des chefs mohawks et des manifestants pour les remercier de leur soutien dans leur lutte contre le projet Coastal GasLink.

Les chefs ont réitéré leur demande de voir la Gendarmerie royale du Canada (GRC) quitter leur territoire ancestral et de fermer le chantier de construction du gazoduc Coastal GasLink.

Plusieurs membres des Premières Nations ont fait le déplacement à Kahnawake, où une cérémonie extérieure s'est tenue autour d'un feu.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard, a tenu à assister à cette rencontre. Il était important pour lui de fournir la bonne information et « l'heure juste » sur la situation aux membres des Premières Nations au Québec.

Selon le chef de l'APNQL, les conditions exprimées par les chefs héréditaires wet'suwet'en, soit le retrait total de la GRC de leur territoire et l'arrêt de la construction du gazoduc de Coastal GasLink, ne sont pas exagérées et « tout à fait à propos ».

Il en a d'ailleurs profité pour commenter les propos tenus par Justin Trudeau, vendredi, lors de sa conférence de presse sur la crise ferroviaire.

Je trouve ça très malhonnête de remettre la balle dans le camp des Premières Nations. Les demandes sont extrêmement raisonnables à mes yeux : deux conditions. Est-ce qu'on peut livrer les deux conditions? Je pense alors qu'on sera sans doute sur un meilleur pied pour lever les barricades.

Ghislain Picard, chef de l'APNQL

Ce qu’on comprend, c’est que la GRC a dit qu'elle se retirait, mais qu'elle continue de patrouiller sur le territoire, a ajouté le chef Picard, en mentionnant que cela maintient une forme d'intimidation sur les Wet'suwet'en.

L'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador reconnaît la complexité de la situation.

Les préoccupations des défenseurs de la Terre chez les Wet'suwet'en sont partagées par les Premières Nations, qui tentent de trouver une solution aux contentieux territoriaux les opposant à tous les niveaux de gouvernement. Il faut comprendre qu'il est impossible de régler un problème de 150 ans en l'espace de quelques jours, a mentionné le chef Ghislain Picard.

Appel à la consultation des Wet'suwet'en

À Kahnawake, les manifestants bloquent depuis 17 jours une voie ferrée en appui aux chefs héréditaires britanno-colombiens qui s’opposent à la construction du gazoduc Coastal GasLink sur leur territoire ancestral.

Le contingent de cinq chefs héréditaires a quitté la Colombie-Britannique mercredi matin. Jeudi et vendredi, ils étaient dans la réserve mohawk de Tyendinaga, près de Belleville, en Ontario, où là aussi des manifestants bloquent des voies ferrées.

Des chefs autochtones à une table de conférence de presse.

Les chefs héréditaires étaient en visite à la réserve mohawk de Tyendinaga, en Ontario, jeudi et vendredi.

Photo : Reuters / Carlos Osorio

Tant que la GRC sera présente sur leur territoire et que le gazoduc Coastal GasLink sera en construction, il n’y aura pas de négociation entre le gouvernement canadien et les Wet'suwet'en, ont affirmé les chefs héréditaires vendredi.

La Colombie-Britannique a demandé mercredi à Coastal GasLink de consulter de nouveau les Wet'suwet'en.

Le Bureau d'évaluation environnementale de la Colombie-Britannique demande notamment de préciser comment le savoir traditionnel autochtone sera pris en considération dans ce projet.

Le ministère de l'Environnement de la Colombie-Britannique espère créer un dialogue ouvert et constructif entre les deux parties.

Levée du blocage à Saint-Lambert

Vendredi soir, le blocage de la voie ferrée a été levé à Saint-Lambert, près de Montréal. Une barricade avait été dressée mercredi, en solidarité avec les chefs héréditaires wet'suwet'en.

Toujours vendredi, le premier ministre du Canada Justin Trudeau a affirmé que les blocages qui paralysent le transport ferroviaire au pays doivent cesser immédiatement.

Il considère que le fardeau de la résolution de la crise repose désormais sur les épaules des chefs héréditaires wet'suwet'en, car selon M. Trudeau son gouvernement a épuisé toutes les options pour la régler de façon pacifique.

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