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Coronavirus : forte hausse des contaminations en Corée du Sud

Le récit de Marie-Claude Morin.

Photo : presse canadienne / Chris Young

Agence France-Presse

En Corée du Sud, un deuxième décès a été annoncé samedi. Le nombre d'infections a bondi pour la deuxième journée consécutive, passant à un total de 433, avec 229 nouveaux cas répertoriés, selon les autorités sanitaires sud-coréennes.

Parmi les nouveaux cas, 92 sont liés à cet hôpital, où des funérailles avaient été organisées par une secte chrétienne, l'Église de Shincheonji de Jésus.

Au total, plus de 150 croyants ont attrapé le virus. La première de ces personnes est une femme de 61 ans, qui ignorait avoir contracté la pneumonie virale et aurait transmis le virus, notamment en assistant à des offices religieux.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a demandé vendredi une enquête approfondie sur chacun des participants aux obsèques et aux offices religieux de Shincheonji.

[L'épidémie est entrée] dans une phase grave et le gouvernement fait tout pour prévenir la propagation.

Moon Jae-in, président sud-coréen

La municipalité de Daegu, quatrième plus grande ville du pays (2,5 millions d'habitants), a conseillé à ses administrés de se confiner à domicile.

Quelque 9300 membres de l'Église de Shincheonji de Daegu ont été placés en quarantaine dans des installations spécifiques ou ont demandé à rester chez eux, a également annoncé le KCDC.

Des ouvriers en combinaison et masques désinfectant les rues de Daegu

Le maire de Daegu, quatrième plus grande ville du pays, a appelé les habitants à rester confinés chez eux.

Photo : The Associated Press / Kim Jun-beom

Parmi eux, 1261 ont dit ressentir des symptômes de la maladie, ont précisé des responsables médicaux.

Daegu et Cheongdo sont devenues vendredi des zones à gestion spéciale, selon le gouvernement sud-coréen.

Parmi les nouveaux malades figure également un employé d'une usine Samsung Electronics à Gumi, à 200 kilomètres au sud-est de Séoul, ce qui a amené le géant technologique à annoncer une suspension des activités sur ce site jusqu'à lundi.

Si l'on exclut le foyer d'infection du paquebot Diamond Princess au Japon, la Corée du Sud est le deuxième pays à compter le plus grand nombre de malades au niveau national après la Chine, d'où l'épidémie est partie.

L'Italie touchée de plein fouet

Avec deux décès, l'Italie est devenue le premier pays européen à enregistrer des cas mortels de coronavirus parmi ses ressortissants.

Les deux victimes sont un maçon retraité de 78 ans qui résidait dans un petit village de Vénétie, région voisine de la Lombardie, où un autre décès, celui d'une femme âgée de 75 ans, a été annoncé samedi matin. Elles étaient hospitalisées depuis une dizaine de jours pour d'autres affections, mais ont été toutes les deux testées positives au nouveau coronavirus.

Au total, l'Italie compte désormais une quarantaine de cas, dont au moins 32 en Lombardie autour d'un foyer identifié à Codogno, à 60 km de Milan, 7 en Vénétie, venus s'ajouter depuis vendredi à trois premiers cas soignés à Rome, selon la télévision Sky Italia. La femme décédée dans la nuit habitait à Casalpusterlengo, non loin de Codogno.

L'Italie est désormais le pays le plus touché en Europe par l'épidémie de pneumonie virale qui a démarré en Chine en décembre.

Le président de la région de Vénitie Luca Zaia, interrogé sur Rainews24, s'est interrogé sur l'origine de ces cas, car les malades n'avaient eu aucun contact avec des Chinois ou des personnes de retour de Chine.

Cette vague de transmission du virus a contraint les autorités italiennes à prendre des mesures de semi-confinement pour une semaine dans une dizaine de villes du nord. Plus de 50 000 habitants ont été priés de rester chez eux autant que possible et d'éviter les lieux clos.

Le chef du gouvernement Giuseppe Conte a convoqué une réunion spéciale samedi avec la protection civile, soulignant que l'exécutif envisage de prendre d'autres mesures extraordinaires.

La période d'incubation du coronavirus pourrait atteindre 27 jours

Un septuagénaire chinois du Hubei a contracté le coronarivus mais n'en a développé les symptômes que 27 jours plus tard, ont annoncé samedi les autorités locales. La communauté scientifique estimait jusqu'à présent que la période d'incubation du virus était de 14 jours.

Une incubation plus longue, durant laquelle un individu porteur du virus peut être contaminant sans en avoir conscience, pourrait compliquer les efforts engagés pour contenir la propagation de l'épidémie, qui a fait jusqu'à présent plus de 2300 décès en Chine et à l'étranger.

D'après le gouvernement provincial du Hubei, l'homme en question, âgé de 70 ans, a été en contact avec sa sœur, malade, le 24 janvier. Il a été pris de fièvre le 20 février et la présence du virus dans son organisme a été détectée le lendemain.

Manque de soutien financier international

Si la crainte saisit un peu plus l'Europe, c'est aussi parce que l'Organisation mondiale de la santé s'inquiète de la difficulté à contenir l'expansion de l'épidémie.

Des gens portant des masques à l'entrée d'un hôpital libanais.

Le Liban a annoncé vendredi son premier cas de pneumonie virale COVID-19.

Photo : Reuters / Mohamed Azakir

Le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tiré la sonnette d'alarme vendredi à Genève : Au moment où nous parlons, nous sommes encore dans une phase où il est possible de contenir l'épidémie. Mais la fenêtre de tir se rétrécit, a-t-il averti, déplorant le manque de soutien financier international.

Il faut dire que les foyers de la maladie ont continué d'essaimer, avec vendredi un premier cas confirmé au Liban et en Israël, et deux morts supplémentaires en Iran.

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