•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Incursion dans le bunker biologique de Winnipeg

Une jeune femme, couverte d'un scaphandre bleu en caoutchouc qui est gonflé d'air et muni d'une visière transparente, manipule une pipette qui sert à des expériences scientifiques.

Les scientifiques qui mènent des recherches dans le secteur de confinement de niveau 4, au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg, travaillent dans un environnement encadré par de nombreuses mesures de sécurité.

Photo : Agence de la santé publique du Canada

Radio-Canada

Le Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg abrite l’unique laboratoire canadien de virologie avec niveau de confinement 4 (NC 4). C'est dans ce laboratoire que sont manipulés les pathogènes des plus dangereux de la planète.

À première vue, l'édifice ressemble à bien d’autres bâtiments fédéraux au pays : des façades de pierre, de polymer et de verre. Le laboratoire national de microbiologie abrite une série de bureaux administratifs et de laboratoires. Parmi ces derniers, un laboratoire de microbiologie au NC 4 : le niveau le plus élevé réservé aux micro-organismes les plus mortels.

Avant même de pouvoir y mettre les pieds, les scientifiques doivent suivre une formation de six mois. Pour y entrer, ils doivent se vêtir d’un scaphandre en caoutchouc à pression positive avec un approvisionnement en air provenant d'une source externe. Pour en sortir, ils doivent notamment prendre une douche chimique pour décontaminer leur combinaison.

Le Dr Guillaume Poliquin est infectiologue, pédiatre et conseiller médical au Laboratoire national de microbiologie. Il y a beaucoup de contrôles sur qui a accès, et aussi les contrôles biologiques pour s'assurer que les gens qui rentrent sont en sécurité et qu’il n’y a rien qui en ressort, dit-il.

Il y a beaucoup de douches et beaucoup de procédures un peu complexes.

Dr Guillaume Poliquin, infectiologue, Laboratoire national de microbiologie
Plan large de l'extérieur des installations du Laboratoire national de microbiologie.

Le Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg

Photo : La Presse canadienne / JOHN WOODS

Des mesures à la hauteur des risques

Les mesures de sécurité sont rigoureuses en raison des pathogènes à l'étude comme le virus Ebola ou la fièvre hémorragique de Lassa, qui peuvent être mortels.

Le journaliste de Radio-Canada Gino Harel n’a pas pu entrer directement dans le laboratoire. Il a toutefois assisté à des manipulations depuis un couloir équipé de fenêtres, en compagnie du Dr Poliquin.

Ce que vous voyez devant vous, c'est des cabinets de sécurité. Donc c'est là où sont manipulés les pathogènes [...]. Et les gens [...] qui travaillent à l'intérieur de ces cabinets [...] sont connectés à une source d'air extérieur. Comme ça, l’air qui rentre et qui sort du scaphandre est complètement filtré et vient d'une source autre que le laboratoire, explique le Dr Guillaume Poliquin.

Avec des informations de Gino Harel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Santé publique