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Méditation à l'école : la CSLT suggère de retirer les bols tibétains

Un enfant pratique un rituel de méditation à l'aide d'un bol tibétain.

Un petit nombre de parents perçoivent l’objet comme un signe religieux bouddhiste.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Ouellette

Tanya Neveu

La Commission scolaire du Lac-Témiscamingue recommande de retirer les bols tibétains des classes qui l’utilisent lors de la méditation. Cette technique soulève des préoccupations auprès d’un petit nombre de parents puisqu’ils perçoivent l’objet comme un signe religieux bouddhiste.

Lors des séances de méditation dans les écoles, quelques classes utilisent le bol tibétain, qu’on appelle aussi le bol chantant. Il s’agit d’une cloche renversée que l’on fait résonner à l’aide d’un maillet.

Durant la méditation, l’utilisation du bol tibétain est pratique courante, croit Sonya Thorne, la directrice de l’Institut CIME, qui a pour mission de faire découvrir les bienfaits de la méditation aux enfants de tous âges.

Elle ajoute que d’autres objets, comme des clochettes, sont aussi utilisés afin de permettre aux enfants de devenir à tour de rôle, le gardien du temps.

C’est vraiment pour créer une espèce d’engouement pour qu’un élève ait le privilège d’avoir cet instrument-là dans les mains. Il est vraiment utilisé comme un instrument de musique, explique Sonya Thorne.

Si certains voient l’objet comme un signe religieux, Sonya Thorne croit qu’il faut pousser la réflexion plus loin. C’est sûr que certaines personnes vont voir une connotation religieuse, mais moi, je vous dirais à ce moment-là, on ne devrait plus jamais faire de mandalas dans les classes, croit-elle.

Une décision qui dérange

Or, la présence de cet objet dans les classes semble déranger. Plusieurs membres de la Commission scolaire du Lac-Témiscamingue nous ont confirmé avoir reçu la recommandation de retirer le bol tibétain des classes.

Des enfants sont assis sur leur pupitre, les mains sur les yeux, méditant.

Les élèves de quatrième année de l'école Notre-Dame de Béarn en pleine séance de méditation. (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

La Commission scolaire, qui refuse de nous accorder une entrevue, affirme toutefois qu’un seul parent l’a interpellée pour discuter de certains aspects liés à la méditation, dont le bol tibétain. Elle ajoute que de légers ajustements ont été apportés, sans toutefois préciser lesquels.

Une situation qui déçoit Jolyane Bérubé, dont la fille pratique quotidiennement la méditation. Il faut utiliser notre jugement. Garder une attitude d’ouverture et de tolérance. Est-ce que ça fait du bien à mon enfant, est-ce que c’est positif d’avoir des outils qui nous aident à nous calmer et nous grounder quand la pression monte? Je pense que c’est très précieux, estime Jolyane Bérubé.

Au Témiscamingue, 63 employés de la Commission scolaire ont été formés pour offrir à leurs élèves des séances de méditation.

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Abitibi–Témiscamingue

Éducation