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Pourquoi fait-il plus chaud au centre-ville qu’en banlieue?

La plage de Sugar Beach en hiver

Les températures peuvent être différentes près du lac et dans le nord de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Francesca Mérentié

Les îlots de chaleur, phénomène très présent l’été, existent aussi l’hiver et ont un effet sur les variations de température entre les grands centres urbains et leur banlieue ou encore sur la quantité de neige qui s’accumule.

Selon Céline C. Mertenat, architecte et spécialiste en développement durable, il y a davantage d’énergie du soleil emmagasinée dans les grands centres comme Toronto.

Cela crée une bulle de chaleur qui fait fondre plus rapidement la neige au-dessus des centres-villes et des zones les plus chaudes, comme les zones industrielles.

Un homme marche devant les gratte-ciels du quartier financier de Toronto.

Les centres-villes couverts de béton emmagasinent davantage la chaleur du soleil.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Mme Mertenat explique que cette bulle de chaleur peut perturber le mouvement du vent au-dessus des centres-villes et aussi celui de nuages, tout comme le type de précipitations. Par exemple, la bulle de chaleur peut être suffisante pour transformer de la neige, dans l’atmosphère, en pluie, au niveau du sol.

La chaleur du soleil est conservée par les rues, les stationnements, les toitures; toutes les surfaces minérales foncées qui sont principalement constituées d’asphalte. Tandis qu’en banlieue, il y a davantage d’espace végétal, comme les arbres, le gazon, les marais, les bosquets.

Céline C. Mertenat, architecte et spécialiste en développement durable

D’un autre côté, le nettoyage des rues se fait parfois plus rapidement au centre-ville qu’à l’extérieur. Cela peut aussi expliquer pourquoi on observe plus de neige au sol en banlieue, selon Michel Guenet, spécialiste en géomatique et système d’information géographique, à l’Université de Montréal.

L’effet de lac

Pour Gerald Cheng, météorologue à Environnement et Changement Climatique Canada, tout dépend des systèmes et des précipitations qui les accompagnent et aussi de la circulation des masses d’air atmosphériques.

Il ajoute qu’à Toronto, par exemple, la météo au centre-ville est parfois vraiment différente de celle de la banlieue ou même de celle des quartiers situés au nord de l’autoroute 401, en raison des vents qui viennent du lac Ontario.

S’il y a des vents qui viennent du lac, quand [ce dernier] est plus chaud que l’air qui circule au-dessus, ça peut augmenter un peu la température au centre-ville, dit-il.

La lune brille sur le lac Supérieur gelé.

Le météorologue Gerald Cheng explique que la proximité du lac Supérieur a aussi un impact sur les températures dans certaines villes du Nord.

Photo : Associated Press / Alex Brandon

Dans le nord de la province, on peut aussi observer ces variations de température et d’accumulations de neige, en raison de la présence du lac Supérieur.

Par exemple, quand il y a des vents qui viennent de l’est ou du sud-est du lac Supérieur, pour Thunder Bay, ça diminue l’effet des températures polaires. Mais Hearst et Kapuskasing sont des endroits à l’intérieur, éloignés des cours d’eau qui pourraient réchauffer l’atmosphère.

Gerald Cheng, météorologue à Environnement et Changement Climatique Canada
Une femme consulte son téléphone portable, assise dans un parc avec son vélo.

La verdure contribue à réduire la chaleur l'été.

Photo : La Presse canadienne / Eduardo Lima

Combattre les îlots de chaleur en été

Selon Céline C. Mertenat, avoir des toitures blanches ou des revêtements de façade blancs peut avoir un effet significatif sur la chaleur dans les centres-villes.

Le fait d’avoir aussi des surfaces perméables, qui permettent à l’eau de pluie de circuler, refroidit la surface et réduit l’effet d’îlot de chaleur.

Avoir plus de place pour un couvert végétal comme des parcs, des jardins au centre-ville est aussi une partie de la solution.

La mesure première c’est vraiment la proportion entre le minéral versus le végétal, dit-elle.

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