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Un tournage écolo pour La déesse des mouches à feu

Un groupe de jeunes marchent sur un chemin avec un chien.

Le film « La déesse des mouches à feu » a été réalisé par la Québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette.

Photo : Entract Films

Radio-Canada

La déesse des mouches à feu ne parle peut-être pas de recyclage ni d’environnement, mais il reste que l’empreinte écologique du tournage était sur les lèvres de tous ceux et celles qui y ont travaillé. Costumes, décors, transports, cantine : chaque département s’est rallié à la cause environnementale – comme quoi un film qui traite des années 1990 peut toujours être ancré dans l’ère du temps où il est produit.

La réalisatrice québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette est fébrile de présenter l’adaptation cinématographique du roman de Geneviève Pettersen en première mondiale à la Berlinale, samedi.

Elle est fière que son œuvre ait été sélectionnée dans la programmation du festival, mais elle est aussi très heureuse du travail accompli en coulisses, pour la planète.

Des convictions profondes

Le tout est parti d’un grand questionnement qui taraude la réalisatrice.

Je suis vraiment en remise en question par rapport à mon métier d’auteure comme de cinéaste. Je me demande à quoi peuvent servir des mots et des images dans une époque comme la nôtre. Et c’était vraiment important pour moi d’être en accord avec mes convictions profondes, a-t-elle dit en entrevue avec la chroniqueuse culturelle Catherine Richer, de l’émission Le 15-18.

La réalisatrice en studio.

La réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette

Photo : Radio-Canada / Mathieu Arsenault

Elle explique que la mission écolo a été présentée très tôt dans le processus. Le but : que le tournage soit vert, et d’un vert très franc. On voulait donc aller au-delà du simple remplacement des bouteilles d’eau en plastique par des gourdes réutilisables. On est rendus ailleurs, insiste Anaïs Barbeau-Lavalette.

Travailler sur tous les fronts

Pour des actions plus radicales, l’équipe a fait affaire avec l’organisme La Brigade verte, qui a dépêché plusieurs spécialistes pour épauler les différents départements.

L’équipe a donc travaillé à réduire les déplacements, à favoriser le covoiturage, à encourager le compost et le recyclage. Les restants de la cantine ont été envoyés à des banques alimentaires. Pour les costumes, on a privilégié les morceaux qui n’étaient pas faits en Chine, les matières recyclables ou recyclées. Même chose pour les décors.

Un jeune homme aux cheveux longs fixe la caméra en tenant un vélo, une cigarette au bec.

Robin L'Houmeau sur le plateau de tournage de « La déesse des mouches à feu ».

Photo : gracieuseté Laurent Guérin

Tous les départements ont fait un effort appliqué, pour qu’on puisse dire qu’on s’est rendus au bout de ce qu’on était capables de faire à ce moment-là, explique la réalisatrice.

Elle raconte avoir perçu au départ une certaine résistance de la part de certains individus, mais soutient qu’il y a rapidement eu un mouvement de solidarité au sein du groupe. C’est devenu quelque chose d’assumé par toute l’équipe, même les gens qui font le métier depuis 40 ans, s'enthousiasme-t-elle.

Un concept à améliorer

Anaïs Barbeau-Lavalette espère que le travail de l’équipe – qui a d’ailleurs été soigneusement documenté – puisse servir à tous les prochains tournages, de manière à ce que les artisans et artisanes de l’industrie puissent imiter l'initiative, et surtout, l’améliorer à leur tour.

Elle lance également l’idée d’avoir un appui financier de la part du gouvernement pour de telles initiatives, car effectivement, ces mesures plus vertes ont exigé plus d’investissements.

Ça devrait être encouragé. Il devrait y avoir une tape sur l’épaule, parce qu’on s’en va dans le sens du monde d’aujourd’hui, et ça exige de nous un effort considérable : plus de temps, plus de soutien, et ça, ça coûte des sous.

La déesse des mouche à feu sera présenté au Québec à partir de l'automne.

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