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Affaire Weinstock : l'opposition libérale dénonce le ministre de l'Éducation

Jean-François Roberge au Salon bleu.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, a été pris à partie par l'opposition libérale après le retrait de l'invitation envoyée au professeur Daniel Weinstock.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

L'opposition libérale dénonce l'attitude jugée « cavalière » affichée par le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, envers le philosophe et professeur de droit de l'Université McGill Daniel Weinstock, spécialisé dans les questions d'éthique.

Ce dernier devait participer en tant que conférencier à un forum sur l'avenir du cours d'éthique et culture religieuse (ECR), mais le ministère a retiré son invitation, peu après la publication, mercredi dernier, d'une chronique assassine de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal.

La porte-parole libérale en éducation, la députée Marwah Rizqy, y voit une attaque à la liberté académique et un geste honteux de la part du ministre Roberge qui doit, selon elle, présenter ses excuses publiques au professeur.

Manque de professionnalisme, manque de jugement, manque de rigueur que cette façon de faire, selon Mme Rizqy, qui s'est montrée convaincue en entrevue téléphonique, vendredi, que le ministre Roberge était en train de se mettre à dos le corps professoral universitaire, dont elle-même fait partie.

La chronique qui a mis le feu aux poudres faisait référence à des propos prêtés à M. Weinstock au sujet de l'excision des petites filles, au cours d'une conférence tenue en 2012.

M. Martineau a conclu des propos tenus à l'époque par l'universitaire qu'il favorisait l'excision symbolique des filles pratiquée par des médecins québécois.

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Pratique inadmissible

Or, le professeur a expliqué par la suite qu'il avait simplement relaté, sans approuver cette pratique, que des médecins américains avaient pratiqué dans le passé des mutilations génitales symboliques à des petites Somaliennes pour leur éviter de retourner dans leur pays d'origine, où elles seraient à coup sûr excisées.

Dans quelques entrevues publiées au cours des derniers jours, M. Weinstock a ajouté que l'excision était à ses yeux une pratique inadmissible, tout en déplorant le fait que personne au ministère de l'Éducation ne l'avait contacté pour obtenir sa version des faits, ni effectué quelque vérification que ce soit, avant d'annuler son invitation. Il a aussi demandé au ministre de présenter ses excuses.

Le ministre Roberge n'a même pas eu la décence d'appeler le professeur en question, a dénoncé Mme Rizqy, déplorant le style intempestif du ministre.

Vendredi, dans une brève mise au point, le chroniqueur Richard Martineau a reconnu la teneur inexacte de sa chronique à propos de M. Weinstock.

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