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Le ministre Jean-François Roberge accueilli par des enseignants mécontents

Un homme se fait interpeller par un autre au milieu d'une mêlée de presse.

Le ministre Jean-François Roberge tient des pancartes de manifestant et écoute son interlocuteur.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dénonçant l’adoption de la loi qui vient d'abolir les commissions scolaires, plusieurs dizaines d'enseignants ont accueilli le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge, vendredi, peu de temps avant qu'il ne s'adresse aux membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Juste avant son allocution, le ministre a accepté de leur faire face, un à un, pendant que chacun lui remettait une pancarte pour lui dire que sa réforme ne passe pas, lui signalant notamment qu'il n'était plus le bienvenu sur le territoire de leur syndicat.

Ces enseignants, qui ont défilé pendant près de 15 minutes devant le ministre, sont membres de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).

Vous venez d'être un traître pour les enseignants, lui a lancé Daniel Gauthier, le président du syndicat de l'enseignement de la région de Québec.

Alain Marois, enseignant et orthopédagogue, a dit n'avoir jamais rien vu de pareil. Je n’ai jamais vu en 22 ans de carrière syndicale autant de désaveux envers un ministre. Ce doit être un moment très difficile pour vous en ce moment, mais dites-vous que c’est ce que les professeurs ressentent au quotidien depuis des années de la part du gouvernement du Québec, ce mépris-là. Alors vous allez comprendre ce qu'on vit maintenant, a-t-il déclaré.

Enseignant en histoire depuis 30 ans, le président de la FAE Sylvain Mallette a clos le défilé en dénonçant la loi 40, adoptée sous le bâillon le 8 février. De cette réforme touchant les commissions scolaires, il critique les clauses touchant à la formation continue des enseignants – qui n'ont pas été négociées avec les syndicats.

M. Mallette critique aussi ce qu'il voit comme de l'ingérence dans la pratique des profs dans les approches pédagogiques qui pourront être utilisées.

La réforme que vous avez fait passer sous le bâillon est inacceptable [… ] Notre travail sera de faire en sorte de vous rappeler que cette réforme-là va échouer parce qu’elle vient d’en haut, elle n’est pas voulue par les profs, elle ne reconnaît pas les profs. Les ponts, vous aurez à travailler pour les rétablir.

Sylvain Mallette, président de la FAE

Sans broncher, le ministre Roberge les a écoutés un à un, en les regardant dans les yeux, malgré les critiques parfois plus rudes.

Après que chacun eut défilé, le ministre de l'Éducation s'est retrouvé à porter plusieurs dizaines de pancartes.

Je peux vous dire "on vous écoute, on vous entend, on va s’ajuster" (…) Je pense qu’on l’a montré.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation

Entre le dépôt du projet de loi et l’adoption, il y a quand même plusieurs ajustements qui ont été faits, qui faisaient directement écho aux réclamations des fédérations syndicales, a fait valoir le ministre Roberge.

C‘est normal dans un processus de négociations. L’entente qu’on va signer, elle va être différente du dépôt, a-t-il assuré.

À l'extérieur, d'autres manifestants protestaient, cette fois de fédérations affiliées à la CSN dans le milieu scolaire.

Le projet de loi 40 modifie 80 lois existantes. Elle prévoit une série de changements dans la Loi sur l’instruction publique et la gouvernance scolaire, dont la transformation des commissions scolaires en centres de services, l’abolition des élections scolaires dans les districts francophones et un pouvoir plus important accordé aux comités de parents dans la direction des futurs centres de services.

Avec les informations de La Presse canadienne

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