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Meurtre à Lévis : 12 ans de prison pour avoir tué sa conjointe par excès de colère

L'immeuble où le corps de femme de 30 ans a été retrouvé.

L'immeuble où le corps de femme de 30 ans a été retrouvé.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Tremblay

Radio-Canada

Un homme de Lévis a reçu une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 12 ans pour avoir poignardé à mort sa conjointe en 2017.

Pierre Gagné Boily a tué Marie-Lisa Desbiens par excès de colère à leur résidence de Lévis, après 13 ans de vie commune.

Peu de temps avant sa mort, la victime de 30 ans avait émis à son conjoint le souhait de se séparer. Le 25 août 2017, Marie-Lisa Desbiens a annoncé son intention à Pierre Gagné Boily de le quitter définitivement en plus de lui avouer avoir eu une relation avec un autre homme.

Cette journée-là, elle a été poignardée à l’aide d’un couteau de cuisine avec une lame de huit pouces. Son corps présentait 17 plaies mortelles.

Le meurtrier plaide coupable en janvier

Pierre Gagné Boily, 36 ans, avait déjà plaidé coupable à des accusations de meurtre au deuxième degré le 28 janvier dernier au palais de justice de Québec.

La deux parties avaient suggéré que le coupable soit condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 12 ans.

Le juge Raymond W. Pronovost a avoué avoir eu beaucoup de réticence à accepter cette suggestion commune lors du prononcé de la peine.

Le crime que vous avez commis est odieux, a lancé le juge.

En 30 ans de banc, je ne me souviens pas d'avoir refusé une suggestion commune, mais je peux dire que celle-ci est celle qui m'a fait le plus hésiter.

le juge Raymond W. Pronovost

Avant de plaider coupable à la fin du mois de janvier dernier, Gagné s'est présenté 25 fois en cour depuis le meurtre, déplore le juge.

Vous avez éternisé les supplices de la famille de la victime. Pourquoi avoir éternisé le délai de 29 mois avant de plaider coupable?, a-t-il questionné.

Des excuses qui n'ont pas impressionné le juge

Lors de sa dernière comparution, Pierre Gagné Boily a lu une lettre d'excuse aux membres de la famille de son ex-conjointe.

Le meurtrier leur demandait pardon et affirmait vivre avec « de grands remords ».

La plupart des membres de la famille avaient quitté la salle de cour en sanglots. Le père de la victime a été l'un des seuls à rester.

Selon le juge, cette lettre est davantage un document de thérapie pour le meurtrier avec beaucoup de « je, me moi ».

Pierre Gagné Boily est entré dans la salle d'audience tête basse. Il a regardé le juge pendant tout le prononcé de sa peine.

À la fin des procédures, il a longuement regardé la quinzaine de membres de la famille de son ex-conjointe quitter la salle d'audience.

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