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« On doit défendre nos élèves » : portrait d’une journée de grève nord-ontarienne

Un homme pose avec une pancarte où l’on peut voir une caricature de Doug Ford.

Certains manifestants ont été particulièrement créatif dans leur message à Doug Ford.

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

Radio-Canada

Les quatre syndicats d’enseignants et de travailleurs de l’éducation de l'Ontario font front commun contre le gouvernement de Doug Ford vendredi. Cinq grévistes, parents et enfants témoignent.


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Anik Blanchard fait partie des 200 manifestants postés à l’intersection de la rue Main et de la route 69, à Val-Caron.

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

Je suis tanné de la situation, c’est définitif. Mais le succès de nos élèves est non négociable, explique Anik Blanchard, membre de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens. Elle affirme que les moyens de pression dureront aussi longtemps que nécessaire.

Son témoignage est interrompu de klaxons. Ça nous indique que beaucoup de gens sont de notre côté, croit-elle.


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Pour Chantal Rancourt, il est impensable d'accepter les coupures sans réagir.

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

Des membres de l’Ontario English Catholic Teachers’ Association se font également entendre à Val-Caron. On essaie de s’assurer que les parents et les élèves sachent qu’on est ici pour eux, explique la présidente de la section locale de l’association, Chantal Rancourt.

Un message partagé par les quatre syndicats, selon elle. On a tous le même but pour nos élèves. Les coupures présentées à chaque table de négociations sont extrêmes et on travaille ensemble pour que l’éducation demeure de qualité.


Le conseiller pédagogique Jérémy Séguin et le député John Vanthos posent avec des pancartes.

Jérémy Séguin (à droite) manifeste aux côtés du député John Vanthos, du NPD, à Noëlville.

Photo : Soumise par Jérémy Séguin

Le conseiller pédagogique Jérémy Séguin, qui participe à un piquet de grève à Noëlville, martèle que la lutte des enseignants et du personnel de soutien n’est pas une question d’argent.

On a déjà perdu plus d’argent que ce qu’on va faire [si les demandes des manifestants sont acceptées par le gouvernement Ford], soutient-il.


Le trio est attablé dans un café.

Sophie (à gauche), Fabienne (à droite) et sa mère Noémie (au centre) prennent un chocolat chaud après un cours de cerceau au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morin-Lefebvre

Aujourd'hui, Noémie accueille Sophie, l’amie de sa fille Fabienne, dans la famille.

On est chanceux d’avoir un bon groupe de parents. On s’organise ensemble. Ceux qui peuvent se permettre de rester à la maison prennent en charge les enfants des autres, raconte Noémie.

Évidemment, on espère que les enfants soient de retour en classe bientôt afin qu’ils puissent profiter de leur éducation, soulève-t-elle. Mais la mère dit comprendre que le conflit prenne un certain temps à se régler.


Les trois enfants posent avec leur raquette.

Arielle, 10 ans, Jack, 9 ans, Amélie, 6 ans, ont participé à diverses activités sportives vendredi.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morin-Lefebvre

Le Centre de tennis intérieur de Sudbury a organisé une journée d’activités vendredi pour les enfants dont les enseignants sont en grève. Arielle, Jack et Amélie y participent.

J’aime ça ici, mais je n’aime pas ne pas avoir d’école, car je suis triste pour les enseignants qui sont en grève, raconte Arielle.

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Éducation