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Audiences du BAPE : les résidus miniers ont une « grande valeur » selon le maire d'Asbestos

Hugues Grimard, maire d'Asbestos devant une pancarte du BAPE.

Hugues Grimard, maire d'Asbestos.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les résidus miniers conservent une grande valeur aux yeux du maire d’Asbestos, Hugues Grimard, qui a pris la parole, vendredi, aux audiences publiques du BAPE sur l’état des lieux et la gestion de l’amiante et de ses résidus miniers qui se poursuivies pour une deuxième journée à Asbestos.

Malgré le fait que des promoteurs soient intéressés dans la revalorisation des produits miniers, les travaux du BAPE ont refroidi leurs ardeurs, d’après Hugues Grimard.

Le flou autour de la réglementation met un frein au niveau du développement de nos industries, de nos [ressources minières] parce que les investisseurs ne savent pas comment il va falloir qu’ils investissent pour rendre possible leur exploitation.

Hugues Grimard, maire d'Asbestos

Faire d'Asbestos une vallée du magnésium

La Société de développement socio-économique d’Asbestos souhaite de son côté faire de l’ancienne ville minière une vallée du magnésium un peu à l’image de la vallée de l’aluminium au Saguenay.

On sait que le marché est immense. On sait qu’il va y avoir de plus en plus de joueurs intéressés par cette richesse-là. C’est sûr que ça serait plus facile si ça fonctionnait, avance Martin Lafleur, directeur de la Société de développement socio-économique d’Asbestos.

Luc Berthold, ancien maire de Thetford Mines et actuel député fédéral de Mégantic-L'Érable, souhaite que les gouvernements mettent sur pied un Centre d'expertise post-minier.

Le gouvernement fait preuve de laxisme réglementaire, de laxisme dans la responsabilité de l’aire post-amiante, de laxisme en matière de protection de l’environnement dans toutes les années où il y a eu l’exploitation parce qu’il y avait des revenus. Il faut que les gouvernements reconnaissent leurs responsabilités, croit-il.

Les impacts environnementaux des résidus miniers sous la loupe

Le Conseil régional en environnement de l'Estrie (CREE) croit que les projets de valorisation des résidus miniers « ne doivent pas émettre des quantités de gaz à effet de serre (GES) tellement important que le coût environnemental deviendrait insupportable ».

Vendredi matin, le CREE a déposé un mémoire aux commissaires avec plusieurs recommandations.

Jacinthe Caron, directrice du CREE, croit qu'une priorisation de l'utilisation des technologies vertes et la compensation pour les émissions de GES seront nécessaires afin d'atteindre les objectifs québécois de réduction des GES.

L'adaptation aux changements climatiques est aussi un facteur qui doit être intégré dans la planification des projets de restauration des résidus, selon l'organisme, notamment dans la modélisation de la dispersion des contaminants dans l'air et dans l'eau en lien avec l'augmentation des événements météorologiques extrêmes, explique la directrice.

La valorisation des résidus miniers amiantés a pris une place importante lors de la séance du BAPE jeudi soir. Les impacts environnementaux des entreprises liées aux résidus miniers font partie des préoccupations des intervenants vendredi.

Les audiences publiques se déroulent Centre de loisirs Notre-Dame-de-Toutes-Joies.

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