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18 mois de prison pour Yohan Tardif-Joubert

Yohan Tardif-Joubert en compagnie de sa mère lors de son entrée au palais de justice.

Yohan Tardif-Joubert en compagnie de sa mère lors de son entrée au palais de justice.

Photo : Radio-Canada

Julie Tremblay

Yohan Tardif-Joubert a été condamné à 18 mois de prison, jeudi matin, au palais de justice de Rimouski.

L'homme de 29 ans avait été jugé coupable de voies de faits graves après avoir poignardé à plusieurs reprises l'ex-copain de sa conjointe, en août 2018, à Rimouski.

Dans un jugement de 29 pages, le juge François Huot a souligné que cette peine était clémente, mais que plusieurs facteurs atténuants avaient guidé sa décision.

Il a notamment souligné l'absence d'antécédents judiciaires de Yohan Tardif-Joubert, son excellente collaboration avec les forces de l'ordre et son faible risque de récidive.

Le juge a cependant ajouté que l'accusé a eu tort de porter une arme blanche sur lui, mais il a précisé que son crime n'était pas prémédité.

Selon le juge Huot, Yohan Tardif-Joubert s'est défendu, après que sa victime l'a assailli de coups de poing.

Le procureur de la Couronne, Luc Cyr, qui avait recommandé une peine de trois à cinq ans de pénitencier, considère que cette peine est peu sévère.

Il s'agit d'une sentence qui est légère, pour ne pas dire très légère, par contre elle est aussi l'aboutissement d'un travail minutieux, sérieux, très fouillé.

Luc Cyr, procureur des poursuites criminelles et pénales
Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Luc Cyr

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Luc Cyr

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

L'avocate de la défense, Maryse Beaulieu, n'a pas souhaité commenter.

Une évaluation psychiatrique demandée

Étant donné l'état psychologique de Yohan Tardif-Joubert, le juge a aussi ordonné qu'une évaluation psychiatrique soit faite immédiatement après le prononcé de la peine et que l'accusé soit détenu dans un environnement adapté à son état de santé.

Yohan Tardif-Joubert a sangloté pendant toute la durée où le juge a relaté la série d'événements qui l'ont mené jusque-là.

Juste avant la fin de l'audience, le juge Huot s'est d'ailleurs adressé directement à l'accusé en lui disant que cette peine n'était pas une épreuve insurmontable, et que ce n'était pas parce qu'il avait commis une erreur que le reste de sa vie serait gâché.

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