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La tension monte à Allardville entre les syndiqués et la CSR Chaleur

Une camionnette placardée d'affiches du syndicat.

La Commission de services régionaux Chaleur a transmis un avis de lock-out à 23 employés de la section locale 4193 du Syndicat canadien de la fonction publique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La tension a monté d'un cran au site d'enfouissement de Red Pine à Allardville alors que des employés syndiqués ont empêché des sous-traitants de traverser la ligne de piquetage.

Les employés, qui sont sans contrat de travail depuis décembre 2017, sont en lock-out depuis le 13 février. La Commission des services régionaux Chaleur a demandé une injonction pour limiter le nombre de syndiqués sur la ligne de piquetage.

Malgré un froid intense, la détermination des syndiqués se faisait bien sentir. C'est froid, mais le moral est bon. Vous pouvez demander à nos chums qui sont ici, on lâchera pas. On est ici pour rester, lance Michel Haché, un des employés mis en lock-out.

Un homme avec une queue de cheval en entrevue.

Michel Haché faisait partie des employés syndiqués présents au site d'enfouissement de Red Pine à Allardville.

Photo : Radio-Canada

La tension est montée lorsque des sous-traitants n'ont pas été en mesure de traverser le piquet de grève.

On les a empêchés de rentrer jusqu'à l'heure du dîner où ils ont décidé à ce moment de retourner à la maison. Le personnel administratif est rentré, les camions de déchets sont rentrés aussi, raconte Robert LeMoignan, représentant syndical du Syndicat canadien de la fonction publique.

Les camions n'ont pas été en mesure de décharger leurs déchets et auraient plutôt été détournés vers des sites d'enfouissement de la région de Moncton et d'Edmundston, selon le syndicat. La présence de sous-traitants irrite les syndiqués.

[La situation est] très difficile, surtout que la semaine passée c'était du monde de notre place qui venait prendre notre job, note Jimmy-Lee Mazerolle, qui est lui aussi touché par le lock-out.

Suite à l'incident d'hier, la Commission des services régionaux Chaleur aurait demandé une injonction.

Un homme avec un chapeau de poil en entrevue.

Robert LeMoignan considère que ces mesures sont dépassées. Il les qualifie de «moyens des années 1940 pour essayer de briser le moral des gens».

Photo : Radio-Canada

On a reçu des papiers légaux qui nous informaient que vendredi matin à Bathurst, il va y avoir une audience, puis à ce moment-là, ils vont demander une injonction pour limiter le nombre de syndiqués sur le piquet de grève, explique M. LeMoignan.

Le syndicat aurait aussi été informé que le programme de médicaments et de santé a été suspendu par l'employeur.

Le cœur du problème

Les employés sont en lock-out depuis près d'une semaine. Au cœur du conflit, des clauses normatives qui touchent notamment les congés. La partie patronale voudrait entre autres pouvoir exiger une note du médecin dès le premier jour d'un congé de maladie et voudrait également limiter les congés syndicaux.

Aucune date n'a encore été fixée pour un retour à la table des négociations.

Malgré plusieurs tentatives, nous n'avons pas été en mesure de parler à la partie patronale.

Avec les renseignements de François Lejeune

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