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Tordeuse des bourgeons de l’épinette : l'intervention précoce, une méthode prometteuse

Une chenille sur une plante.

Des infestations de la tordeuse des bourgeons de l'épinette surviennent naturellement.

Photo : Ressources naturelles Canada

Radio-Canada

La méthode d'intervention précoce employée par des chercheurs qui veulent prévenir une infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette au Nouveau-Brunswick donne des résultats encourageants, selon des chercheurs.

La tordeuse des bourgeons de l'épinette est un insecte qui s'attaque à cet arbre et aux sapins baumiers dans l'est du Canada.

Des chercheurs du Partenariat pour une forêt en santé font une tournée au Nouveau-Brunswick ces temps-ci.

L'idée, c'est en fait qu'on vient parler aux gens des régions où on a nos projets de recherche pour les informer, explique une chercheuse scientifique au Service canadien des forêts, Véronique Martel.

La tordeuse fait des ravages dans les forêts au Québec depuis plusieurs années. Des chercheurs étudient depuis 2014 des moyens d’empêcher cette infestation de gagner le nord du Nouveau-Brunswick.

Les scientifiques surveillent, détectent et traitent des points chauds de la tordeuse en arrosant de petits secteurs. Jusqu'à maintenant, cette intervention précoce semble ralentir la progression de l’insecte.

On a quand même un bon succès parce qu'on a vu les populations diminuer principalement depuis 2018. On a une grosse baisse de la population d'insectes. Et 2019 aussi, les populations sont maintenues assez basses. Donc, là, il semble que l'épidémie n'est pas installée, indique Véronique Martel.

Véronique Martel en entrevue dans une salle de conférence

L'intervention précoce entraîne une diminution de la population de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, explique Véronique Martel, du Service canadien des forêts.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Anciennement, on attendait que l'infestation soit bien en place pour effectuer un épandage d’insecticide à grande échelle sur les forêts touchées. Ces produits étaient très dommageables pour l'environnement.

Cette méthode d'intervention serait impossible de nos jours, selon le professeur et directeur de l’École de foresterie de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston, Michel Soucy.

On n’aurait pas les moyens de faire de grandes campagnes d'arrosage. On parlerait de beaucoup, de plusieurs centaines de millions de dollars. Ce serait des sommes astronomiques. On ne pourrait pas se le permettre, estime Michel Soucy.

Michel Soucy en entrevue dans son bureau

Les méthodes précédentes de lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette coûteraient trop cher de nos jours, explique le directeur de l’École de foresterie de l’Université de Moncton à Edmundston, Michel Soucy.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Maintenant, on étudie les effets d'une méthode plutôt préventive à petite échelle avec des produits moins nuisibles à l'environnement. L’un des produits à l'étude est le Btk, une bactérie naturellement présente dans l’environnement.

Tout ce qu'on fait, c'est de mettre la tordeuse en présence de cette bactérie-là un peu plus qu'elle est normalement. Donc, on lui donne une bactérie qui, on espère, contrôle la population. Et ça fait partie de la stratégie des provinces atlantiques de faire la recherche sur ces produits-là en même temps, précise Michel Soucy.

Les travaux de recherche se poursuivront jusqu'en 2022.

Avec les renseignements de Bernard LeBel

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