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Quarantaine à Cornwall : les risques sont faibles, disent les autorités de santé

On voit un autocar et, à son bord, les gens portent des masques chirurgicaux.

Les autocars arrivent à Cornwall, en Ontario. Les passagers à bord et le chauffeur portent des masques chirurgicaux.

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer

Radio-Canada

Malgré la présence de 129 passagers du Diamond Princess en quarantaine à Cornwall, en Ontario, depuis vendredi, des représentants de Santé Canada et du Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO) assurent que les risques sont très bas au Canada de contracter le coronavirus.

Les passagers rapatriés sont d'abord arrivés par un avion nolisé par le gouvernement canadien, qui a décollé du Japon jeudi. Les 129 passagers et 22 membres de l'équipage à bord de l'avion ont atterri à la base des Forces canadiennes à Trenton très tôt vendredi matin.

Ils ont ensuite été conduits en autocars à l’Institut de formation de NAV Canada, à Cornwall, pour une deuxième quarantaine de 14 jours. Les responsables de Santé Canada précisent que pour certains de ces derniers, ce sera pour une durée écourtée, en fonction du niveau de risque.

En conférence de presse, le médecin hygiéniste du BSEO Paul Roumeliotis a tenu à rassurer la population du Canada et de Cornwall.

Nous prenons les précautions nécessaires pour observer, traiter et contenir le coronavirus.

Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste

Tous les croisiéristes avaient été déclarés négatifs au coronavirus au Japon. Une fois arrivés à la base militaire, ils ont à nouveau obtenu un résultat négatif. Si certains sont déclarés malades pendant la quarantaine, ils seront transférés à l'hôpital, avec des mesures de quarantaine. Le Dr Roumeliotis a d'ailleurs ajouté que des protocoles avaient été mis en place avec le CHEO, l'hôpital d'Ottawa et l'hôpital communautaire de Cornwall en cas de transport.

Une fois arrivée au centre NAV, l'une des personnes en quarantaine a mentionné qu'elle ne se sentait pas bien. Par mesure de prévention, celle-ci a été relayée à sa chambre. Les tests effectués sur cette personne n'ont finalement pas détecté la présence de coronavirus.

Les effets sur la santé mentale

Sur place, à Cornwall, des clôtures ont été érigées autour du centre NAV Canada, où sont hébergés les croisiéristes.

Ceux-ci vont principalement rester dans leur chambre, mais peuvent aller à l'extérieur dans une zone sécurisée séparée du grand public, rappelle Rhonda Kropp, de l'Agence de la santé publique du Canada.

Il faut rester à deux mètres de distance, porter un masque et des gants et laver nos mains avant de sortir, énumère-t-elle.

Cette épreuve stressante peut avoir un impact sur la santé mentale des gens mis en quarantaine, ajoute Mme Kropp. Elle assure qu'un suivi psychologique sera offert.

Agents de sécurité et Centre de formation NAV Canada à Cornwall.

Les agents de sécurité bloquent l'accès au site alors qu'arrivent des Canadiens qui ont séjourné dans le bateau de croisière Diamond Princess.

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer

Par voie de communiqué, la ministre de la Santé du Canada, Patty Hajdu, dit sympathiser avec les Canadiens de retour au pays qui ont vécu une expérience stressante au cours des deux dernières semaines.

Pendant leur mise en quarantaine au Canada, nous leur offrirons un soutien pour leur bien-être mental et physique.

Patty Hajdu, ministre de la Santé du Canada

La ministre ajoute que son ministère continuera de prendre des mesures pour protéger la population générale contre l’exposition au virus.

Le risque pour les Canadiens, y compris ceux qui vivent ou travaillent dans les collectivités près de Cornwall et les environs, reste faible, ajoute la ministre Hajdu. À ce jour, nous avons pu détecter les cas au Canada, les traiter de manière appropriée et limiter la propagation du virus.

De son côté, la mairesse de Cornwall, Bernadette Clement, est rassurée, mais souhaite une meilleure communication entre les autorités et la population locale, afin de répondre aux nombreuses questions et inquiétudes des résidents.

Bernadette Clement, mairesse de Cornwall.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bernadette Clement, mairesse de Cornwall.

Photo : Radio-Canada

Par voie de communiqué, vendredi, la mairesse Clement s'est adressée aux passagers : Nous savons que vous vous trouvez dans des circonstances extrêmement difficiles [...] nous espérons que vous serez soulagés et encouragés d’être de retour sur le sol canadien parmi les vôtres.

Progression du nombre de cas

Au total, 635 passagers du Diamond Princess, dont 48 Canadiens, ont contracté le COVID-19 sur le paquebot, qui est devenu le principal foyer de contamination à la maladie à l’extérieur de la Chine continentale. Les autorités japonaises ont signalé 13 nouveaux cas jeudi après avoir confirmé les deux premiers décès parmi les croisiéristes.

Plus d'une centaine de Canadiens testés négatifs au coronavirus ont refusé l'offre de rapatriement du gouvernement canadien. S'ils décident de rentrer par un autre vol, ils seront soumis à la loi sur la quarantaine, et ce, même s’ils passent un mois au Japon, donne comme exemple Santé Canada.

Nous continuerons à apporter un soutien complet aux Canadiens qui restent au Japon.

François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères du Canada

Ces passagers qui reviennent par leurs propres moyens pourraient aussi subir un isolement imposé de 14 jours. Les dossiers seront évalués au cas par cas, selon l’Agence de la santé publique du Canada. Le nom des passagers sera marqué d'un drapeau rouge dans le système de douane canadien, selon l'Agence.

Avec les informations de Claudine Richard

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