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Blocages ferroviaires : l'ancien ministre Sam Elkas inquiet

Une banderole flotte au vent.

Banderole en appui à la nation wet'suwet'en à l'intersection des rues Saint-Georges et Saint-Charles à Saint-Lambert, au Québec

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L'ancien ministre de la Sécurité publique du Québec lors de la crise d'Oka, Sam Elkas, croit que le temps presse pour dénouer l'impasse des blocages ferroviaires au pays.

L'ancien homme politique trace un lien entre la crise découlant des blocages ferroviaires par les manifestants solidaires de certains membres de la Première Nation des Wet'suwet'en, dont les chefs héréditaires s'opposent au projet de gazoduc Coastal GasLink de LNG Canada, et la situation vécue lors de la crise d'Oka à l'été 1990.

Aujourd'hui, on vit quelque chose de semblable à ce qu'on a vécu dans le temps. On peut être en sympathie avec les gens qui veulent les changements, mais ces choses-là doivent être faites à l'extérieur des confrontations, a-t-il raconté au micro de l'émission matinale Par ici l'info.

C'est une question très délicate

Sam Elkas, ancien ministre de la Sécurité publique du Québec

Le Sherbrookois se rappelle de l'intervention de l'armée à l'été 1990.

Sam Elkas.

« On a déjà perdu beaucoup de temps » dans la crise découlant des blocages ferroviaires, affirme Sam Elkas, ancien ministre de la Sécurité publique du Québec.

Photo : The Canadian Press / Jacques Boissinot

Ça leur a pris 28 jours avant d'intervenir, alors est-ce qu'on peut attendre aussi longtemps avant qu'on intervienne? Non. Les deux côtés doivent se parler et agir assez vite. Parce que tous ceux qui sont en sympathie avec les Autochtones perdent patience et ce n'est pas une bonne chose.

Sam Elkas déplore cependant la gestion de Justin Trudeau.

Ça prend du leadership et il me semble que le premier ministre aurait dû rester au Canada et s'occuper des problèmes ici avec ses ministres avant de partir, on a perdu une dizaine de jours, analyse-t-il.

Sam Elkas espère que cette crise se réglera aussitôt que possible et estime que la réconciliation est néanmoins toujours possible.

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