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Les passagers canadiens du Diamond Princess de retour au pays

Un autobus attend des passagers qui sortent d'un avion.

L’avion nolisé qui a ramené environ 200 Canadiens en quarantaine sur le navire Diamond Princess, au Japon, a atterri à Trenton, tôt vendredi.

Photo : Reuters / Carlos Osorio

Radio-Canada

Le vol rapatriant les passagers canadiens qui étaient à bord du navire de croisière Diamond Princess a atterri vers 2 h vendredi à la base militaire de Trenton, en Ontario.

Ces passagers avaient quitté le Japon jeudi à partir de l’aéroport Haneda de Tokyo, après avoir été soumis à une quarantaine de 14 jours sur le paquebot, ancré au port de Yokohama.

Une fois leur état de santé évalué,ils ont embarqué dans des autobus en direction de l’Institut de formation NAV Canada, à Cornwall, en Ontario, où ils devront se soumettre à une nouvelle quarantaine. Un premier autobus est arrivé sur place vers 7 h 30 (HNE).

Du personnel portant un équipement de protection circule dans une allée de l'avion.

Selon Lolita Wiesner, le personnel de l'avion rapatriant les Canadiens a distribué de la nourriture et pris la température des passagers au même moment pendant le vol.

Photo : Facebook/Lolita Wiesner

Ottawa n'a pas dévoilé le nombre exact de personnes qui ont été rapatriées. Le Diamond Princess comptait 256 passagers canadiens, mais 47 d'entre eux n'ont pu prendre le vol parce qu'ils ont contracté le COVID-19.

Certaines de ses personnes infectées ont en outre été accompagnées par des proches dans des hôpitaux japonais, et d'autres Canadiens ont pu refuser de prendre le vol nolisé par Ottawa.

La mairesse de Cornwall et le Bureau de santé de l'est de l'Ontario affirment qu'environ 130 personnes sont attendues à Cornwall, mais il n'est pas clair s'il s'agit du nombre de Canadiens qui ont pris l'avion, ou si certains passagers sont demeurés à Trenton.

Des passagers embarquent dans un autobus.

Après être arrivé du Japon, les Canadiens qui revenaient du navire de croisière Diamond Princess ont embarqué dans un autobus le 21 février 2020.

Photo : Reuters / Carlos Osorio

Des passagers déclarés positifs en Australie et en Israël

D'autres pays qui ont rapatrié leurs ressortissants coincés sur le Diamond Princess cette semaine ont annoncé vendredi que certains d'entre eux ont finalement été déclarés positifs au nouveau coronavirus à leur retour.

Les autorités australiennes ont d'abord révélé que 2 de leurs 164 citoyens ont contracté le COVID-19, après avoir été déclarés négatifs au coronavirus au Japon.

Il s'agit d'une personne âgée et d'une autre plus jeune, qui ont une forme bénigne de la maladie, a déclaré Dianne Stephens, responsable de la santé par intérim pour le Territoire du Nord.

Un tel résultat positif n'était pas inattendu compte tenu du fait que le virus a continué à se propager à bord du navire après le début des tests, ont souligné les autorités australiennes

Israël a aussi confirmé peu après qu'un des 15 citoyens rapatriés a aussi contracté le COVID-19.

Sur les 3711 personnes qui se trouvaient initialement sur le Diamond Princess, 634 passagers ont contracté le COVID-19, ce qui a fait du paquebot le principal foyer de contamination à la maladie à l’extérieur de la Chine continentale.

Au tour du personnel du Diamond Princess d’être soumis à une quarantaine

Une fois que le personnel du Diamond Princess sera libéré de ses obligations professionnelles lorsque les derniers passagers auront quitté le paquebot – ce qui devrait être le cas ce week-end –, l’équipage devra subir une quarantaine de 14 jours.

Les employés se sont généralement abstenus de parler aux médias, de crainte de perdre leur emploi, mais certains ont rompu le silence pour décrire les conditions difficiles et l'angoisse qui les tenaille.

Sonali Thakkar, agent de patrouille de sécurité de 24 ans, a confié que les équipes dormaient à deux dans une cabine, partageant les toilettes et mangeant ensemble. Dans ces circonstances, la maladie se diffuse très facilement.

Nous avons très peur, moi et mes collègues, plus de 1000 membres d'équipage. Nous travaillons depuis le début de la quarantaine du navire. Au fur et à mesure que les jours passent et que le nombre de personnes infectées augmente, la peur grandit, dit-elle, même si les cas déclarés sont ensuite transférés dans un hôpital.

Nous craignons la contagion et, tout ce que nous voulons, c'est que des tests soient effectués et que les personnes négatives soient séparées de celles qui sont positives. Nous ne voulons pas rester à bord, a-t-elle ajouté.

Avec les informations de Agence France-Presse

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