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Les chefs héréditaires wet'suwet'en réitèrent leurs demandes

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Des homme se serrent vigoureusement la main.

Le reportage de Philippe Leblanc.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Radio-Canada

Tant que la Gendarmerie royale du Canada sera présente sur leur territoire et que le gazoduc Coastal GasLink sera en construction, il n’y aura pas de négociations de nation à nation entre le gouvernement canadien et les Wet'suwet'en, ont affirmé les chefs héréditaires vendredi.

En visite à la réserve mohawk de Tyendinaga, les chefs héréditaires ont donc réitéré leurs demandes, dénonçant au passage le choix des mots du premier ministre Justin Trudeau lors de sa conférence de presse plus tôt pendant la journée.

Nous avons entendu Justin Trudeau parler [des blocages] comme d’une nuisance que le Canada a subie, mais il ne devrait pas confondre une nuisance et lui accorder la même importance que l’injustice que les peuples autochtones ont subie.

Woos Frank Alec, chef héréditaire we’suwet’en

Le chef héréditaire Woos Frank Alec a affirmé que, malgré l’annonce de la GRC de retrait partiel du territoire Wet’suwet’en, elle a plutôt accru ses harcèlements et ses arrestations contre la population, selon lui.

Les trois chefs héréditaires de Wet'suwet'en participent à un rassemblement à Smithers, en Colombie-Britannique.

Les chefs héréditaires de Wet'suwet'en Rob Alfred, John Ridsdale et Antoinette Austin, qui s'opposent au pipeline Costal Gaslink, en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Jeudi soir, les chefs héréditaires wet’suwet’en ont rencontré des manifestants sur les lignes de front du camp mohawk de Tyendinaga. Ils ont apposé des signatures sur la lame d'une déneigeuse qui a été placée face à la principale voie ferrée du CN qui relie Montréal à Toronto depuis 16 jours. Ce camion est devenu un symbole de ce blocage ferroviaire.

Un homme se tient debout devant une déneigeuse devant une voie de chemin de fer.

La lame de la déneigeuse située près de la voie ferrée du CN à Tyendinaga a été signée dans la nuit de jeudi à vendredi.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

L’itinéraire des chefs héréditaires n’a pas non plus été dévoilé et leur éventuelle visite du campement mohawk de Kahnawake, dans les prochains jours, n’a pas pu être confirmée.

Les Mohawks de Tyendinaga manifestent depuis deux semaines en solidarité avec les chefs héréditaires qui s’opposent au passage du projet de gazoduc Coastal GasLink sur leur territoire ancestral en Colombie-Britannique.

Ils bloquent les voies ferrées à Tyendinaga, près de Belleville, en Ontario, perturbant le réseau ferroviaire un peu partout au pays.

Jeudi, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a offert de retirer son poste mobile du territoire wet'suwet'en, qui se trouve sur le chemin de service menant au chantier du gazoduc, à condition que les chefs héréditaires s'engagent à ne plus entraver cette route.

Le chef héréditaire Na'moks, qui fait partie de la délégation des Wet'suwet'en, estime toutefois que l’annonce de la GRC est insuffisante, bien qu'elle constitue un pas dans la bonne direction, et exige le retrait de Coastal GasLink.

Trois chefs autochtones portant des tenues traditionnelles marchent dans une rue enneigée.

Les chefs héréditaires wet'suwet'en Rob Alfred, John Ridsdale, Antoinette Austin lors d'une marche contre le projet GasLink.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Le contingent de chefs héréditaires continuera sa route pour ensuite rencontrer la nation mohawk de Kahnawake, près de Montréal.

Les opposants wet'suwet'en au projet de Coastal GasLink

Ce sont les chefs héréditaires (un mode de gouvernance traditionnel) des Wet'suwet'en et une partie des Wet'suwet'en qui s'opposent au projet de gazoduc.

Ceux-ci affirment qu'ils sont les seuls à pouvoir consentir à un projet qui traverse leur territoire ancestral, qui n'a jamais été cédé par traité.

De leur côté, 20 conseils de bande, dont 5 conseils de bande wet'suwet'en, le long du tracé du gazoduc, ont approuvé le projet.

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