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Audiences du BAPE : la valorisation des résidus miniers mise de l’avant à Asbestos

Un panneau municipal de la ville d'Asbestos.

La valorisation des résidus miniers mise de l’avant à Asbestos lors des audiences du BAPE.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

La valorisation des résidus miniers a pris une place importante, lors de la deuxième partie de l'audience publique sur l’état des lieux et la gestion de l’amiante et des résidus miniers amiantés qui a eu lieu à Asbestos, jeudi soir.

Le chef de la direction d'Alliance Magnésium, Joël Fournier, faisait partie de ceux qui ont pris la parole, jeudi soir. Il a d’ailleurs parlé de la phase 1 de la construction d’une usine de transformation de résidus miniers en magnésium. Un projet qui nécessitera 110 millions $ d’investissements et qui créera 75 emplois directs.

C’est une solution qui est durable et définitive, explique-t-il. Tous les produits qui vont sortir de chez ne vont contenir aucune fibre, assure M. Fournier.

Serge Boilard du mouvement prochrysotile s’est lui aussi montré en faveur de la valorisation des résidus miniers.

Pour nous, il n’y a pas vraiment de problème d’utiliser les résidus miniers, surtout qu’on sait que l’état naturel des résidus miniers sont déjà humidifiés. Peut-être pas à 100 %, mais on sait que leur manipulation n’émettra pas beaucoup de fibres, explique-t-il.

Protéger la santé des travailleurs

Pour Joël Fournier d'Alliance Magnésium, la protection de la santé des travailleurs est totalement possible dans cette industrie. Ce sont des protecteurs respiratoires que ça prend. Ça prend des mesures adaptées. Je pense qu’on est tout à fait en mesure de faire ça. Les technologies sont au point, croit-il.

Je pense qu’on n’a plus à démontrer qu’aujourd’hui on peut protéger les travailleurs de l’amiante.

Joël Fournier, chef de la direction d'Alliance Magnésium

De son côté, Alain Reyes, député de Richmond-Arthabaska, pense que les questions de santé publique qui ont été soulevées à propos des résidus miniers sont tout à fait légitimes.

Cependant, si nous prenons les projets actuels, dont celui d’Alliance Magnésium (...) ils prennent en compte les normes environnementales les plus strictes dans ses procédés et utilise de nombreuses technologies vertes, avance-t-il.

J’ai compris que l’amiante était toxique

Réjean Dupras, un résident d’Asbestos depuis une quarantaine d’années, a quant à lui lu une lettre de sa fille de 24 ans qui a de sérieuses craintes concernant l’utilisation de résidus miniers.

J’ai de la difficulté à comprendre pourquoi nous en sommes encore là, a lu M. Dupras. À plusieurs moments, j’ai compris que l’amiante était toxique. Des particules s’infiltrent dans nos voies respiratoires, responsables de plusieurs cancers, dont celui des poumons, continue-t-il.

J’ai 24 ans et en 20 ans, rien n’a changé. Aujourd’hui, je vois à nouveau mes parents passer les trois quarts de leur temps à se démener contre l’utilisation des résidus d’amiante par l’industrie du magnésium, continue la lettre de la fille de M. Dupras.

L’audience se poursuivra vendredi matin à partir de 9 h. La Ville d’Asbestos, le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie et le député de Mégantic-L'Érable, Luc Berthold, devront, entre autres, prendre la parole.

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