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L'égalité pour l'Alberta ou la dérive indépendantiste, préviennent des députés albertains

Gros plan sur Michelle Rempel Garner, la main levée à côté de son visage.

Dans la « Déclaration de Buffalo », Michelle Rempel Garner évoque la formule de la péréquation et la taxe sur le carbone parmi les politiques qui irritent les Albertains.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Radio-Canada

La députée de Calgary Nose Hill, Michelle Rempel Garner, et trois autres députés albertains affirment dans la Déclaration de Buffalo, publiée jeudi, qu'Ottawa traite l'Alberta comme une colonie et que des mesures égalitaires doivent être prises, au risque de voir les Albertains demander l’indépendance.

Dans ce manifeste, les députés soutiennent que les problèmes économiques et sociaux actuels au pays ne sont pas la véritable source des tensions entre l'Alberta et Ottawa.

Les racines de la colère ressentie en Alberta se répètent dans l'histoire et sont ancrées dans le système politique, écrivent-ils, évoquant l'époque de la création des provinces de la Saskatchewan et de l'Alberta, en 1905.

Il y a plus d'un siècle, poursuit la Déclaration, Buffalo était le nom proposé pour une nouvelle province unissant l'actuel territoire de l'Alberta et de la Saskatchewan, mais les élites de l'est du Canada craignaient l'arrivée d'une grande province pouvant rivaliser avec le Québec et l'Ontario.

Les députés accusent l'est de dominer, depuis toujours, les intérêts du gouvernement et exigent un changement.

Le gouvernement fédéral traite l'Alberta avec dédain.

extrait de la Déclaration de Buffalo

Les députés conservateurs réclament notamment une plus grande représentation de l'Alberta à la Chambre des communes et au Sénat, et estiment que les inégalités dans l'appareil de l'État fédéral sont parmi les plus importantes sources de colère dans leur province.

Par habitant, l'Alberta est la province la plus sous-représentée au Sénat et à la Chambre des communes [...] Tout en ayant deux fois la population des quatre provinces de l'Atlantique réunies, l'Alberta compte à peine plus de la moitié des sénateurs du Nouveau-Brunswick ou de la Nouvelle-Écosse, écrivent-ils.

La Déclaration de Buffalo dénonce les inégalités « historiques et structurelles » qui expliquent, selon Michelle Rempel Garner, les injustices répétées infligées par l'appareil fédéral à l'Alberta.

Si les défis auxquels font face les Albertains aujourd'hui ont été exacerbés par les mesures punitives du gouvernement actuel [...] il reste que ce ne sont que des symptômes d'un problème plus profond, écrivent les députés.

Nous représentons des personnes qui sont frustrées, désespérées, sans emploi.

extrait de la Déclaration de Buffalo

Dans leur déclaration, les députés évoquent également le besoin de changer la formule de la péréquation et de supprimer la taxe sur le carbone pour l'industrie agricole.

La Déclaration de Buffalo conclut avec une mise en garde : Des mesures immédiates doivent être prises parce que de nombreuses personnes de notre province nous disent que, soit elles seront égales à celles des autres, soit elles chercheront à devenir indépendantes.

Les trois autres députés fédéraux de l'Alberta qui ont signé la Déclaration de Buffalo sont Blake Richards (Banff–Airdrie), Glen Motz (Medicine Hat–Cardston–Warner) et Arnold Viersen (Peace River–Westlock).

Ailleurs sur le web :

La Déclaration de Buffalo (Nouvelle fenêtre) (en anglais)

La photo des députés signataires.

Les députés de l'Alberta signataires de la déclaration.

Photo : buffalodeclaration.com

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