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Un projet efficace pour contrer la pénurie de préposés aux soins personnels

Vue extérieure du Foyer des Pionniers à Hearst

Le Foyer des Pionniers de Hearst est l’un des établissements qui a pu profiter du projet-pilote afin d’embaucher de nouveaux employés certifiés.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Radio-Canada

Un projet pilote pour endiguer la pénurie de préposées aux soins personnels porte ses fruits. Le Collège Boréal qui a lancé l’initiative à l’automne 2018 a pu faciliter la certification de candidats grâce à un partenariat avec le Centre de santé Saint-Joseph de Sudbury.

Le projet pilote semble porter ses fruits, selon Kim Morris, doyenne de l’École des sciences de la santé du Collège Boréal.

Depuis le début du projet, nous avons reçu de 70 à 80 demandes, affirme Mme Morris.

Bien sûr nous aurions de la place pour plus. Nous avons quand même une assez bonne cohorte, mais ça ne remplit pas les besoins [des] foyers de soins de longue durée ni de la communauté.

Kim Morris, doyenne de l’École des sciences de la santé du Collège Boréal.
Une femme en manteau noir devant un mannequin

Mme Morris entrevoit la possibilité d’étendre ces partenariats dans le Sud de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

D’après Mme Morris, le programme a remporté un franc succès, malgré le fait que la profession reste encore peu valorisée.

Ce constat était d’ailleurs souligné dans un rapport du syndicat Unifor.

Nous avons ciblé Sudbury, Hearst, Nipissing, Kapuskasing pour ce projet. Ce sont des gens qui veulent demeurer dans leur communauté, qui avaient l’intérêt de rester, affirme -t-elle.

Un peu de répit

Dix résidences et centres de soins de longue durée participent au projet pilote du Collège Boréal.

Le Foyer des Pionniers de Hearst a pu certifier six employés depuis le début du projet, selon sa directrice générale, Joëlle Lacroix.

Une femme assise à un bureau.

Joëlle Lacroix, directrice générale du Foyer des Pionniers de Hearst

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

C’est beaucoup, c’est vraiment exceptionnel. Cela a ouvert la porte à des gens qui ont voulu aller vers une deuxième carrière, affirme Mme Lacroix.

On n’a pas le choix d’embaucher des gens présentement qui n’ont pas leur certification en main, donc pour elles ça leur donnait la chance d’être certifiées et d’être payées comme préposée.

Joëlle Lacroix, directrice générale du Foyer des Pionners de Hearst

Même son de cloche du côté du Centre de santé St-Joseph qui, depuis l’embauche de 10 nouvelles préposéés, a vu le moral de ses résidents augmenter avec la qualité des soins dans ses foyers.

Avant, nous devions embaucher des agences privées pour prendre soin de nos résidents, explique Jo-Anne Palkovits, directrice générale du Centre de santé.

Mais ils ne connaissent pas nos résidents autant que nos propres employés. Avec le programme nous avons pu diminuer ce type de contrats, ajoute Mme Palkovits.

Une préposée aux soins personnels aide une patiente assise dans sa chambre

Parmi les tâches, l’on compte les bains, l’habillage, l’aide pour nourrir les patients en perte d’autonomie notamment.

Photo : Radio-Canada

Certification

La certification cible les étudiants diplômés d’un programme de deux ans en santé souhaitant changer de carrière ou n’ayant jamais pu pratiquer dans leur domaine.

Les étudiants désirant obtenir cette attestation doivent passer un examen pratique et théorique de quatre heures.

Une formation de 32 heures est offerte aux étudiants qui échouent, afin de leur permettre de tenter leur chance à nouveau.

Avec les informations de Gabrielle Morin-Lefebvre

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