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Se détourner de l’écran : le défi d’une école de Falher

Gros plan sur un cellulaire.

Du 10 au 21 février, les élèves de l'École Héritage de Falher ont été invités à relever le défi de « se débrancher » de la technologie.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Sarah Xenos

Ils sont en 10e année à l’École Héritage de Falher, dans le nord-ouest de l'Alberta, et déjà, ils concèdent être accros à leur téléphone portable. Ils viennent de relever le défi d’une semaine sans technologie.

Sur chacun des pupitres, un téléphone intelligent trône bien en vue. Ici, les cellulaires sont habituellement permis dans les classes s’ils sont utilisés pour écouter de la musique ou à des fins pédagogiques, mais cette semaine, ils ont dû disparaître.

C’est la première année que l’école de la grande région de Rivière-la-Paix relève le défi de se débrancher, qui permet de mesurer, entre autres, la dépendance des jeunes à la technologie et de leur faire prendre conscience de leur temps d’utilisation.

Le défi, c’est vraiment un projet ici en Alberta, partout en province chez les anglophones tout comme chez les francophones, pour voir où en sont les élèves dans l’usage de la technologie et des médias sociaux, explique la directrice de l’école, Nicole Walisser, en ajoutant que cela permet aussi de voir si les élèves sont conscients de l'usage qu'ils en font.

Les élèves avaient préalablement été invités à chronométrer le temps qu'ils passent devant leurs écrans. Puis, l'école a imposé un jeûne technologique quasiment complet. Seul un usage à des fins pédagogiques, comme les dictionnaires en ligne, a été permis. Les parents ont aussi été encouragés à poursuivre le défi à la maison.

Une question d’habitude

Isabelle Thibault, une élève de 15 ans, utilise surtout son cellulaire lorsqu'elle s'ennuie, simplement parce que c’est plus facile, selon elle, que de sortir crayon et papier pour se mettre à dessiner.

Je trouve que c'est vraiment une dépendance maintenant.

Isabelle Thibault, élève de l'École Héritage

Même si elle-même ne se considère pas comme dépendante, elle concède que le défi sera bénéfique pour certains de ses camarades de classe parce que l'attrait est bien réel.

Isabelle Thibault devant la caméra.

Isabelle Thibault explique que le premier réflexe n'est souvent pas d'aller jouer dehors ou de promener son chien, mais plutôt de jouer sur son cellulaire.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Je trouve que c'est pourquoi tout le monde veut toujours aller sur son téléphone, parce que si t'as pas de téléphone, t'es pas cool , dit-elle.

Zachary Mussio, qui possède un cellulaire depuis l’âge de 13 ans, trouve aussi que ce défi est une bonne initiative de l’école.

Je vais dire que je suis un peu addict à mon téléphone, mais je pense que je peux m’améliorer avec ça.

Zachary Mussio, élève de l'École Héritage

Que ce soit pour utiliser TikTok, Instagram, Snapchat ou simplement pour écouter de la musique en classe, ces jeunes avouent passer en moyenne 4 à 5 heures par jour sur leur cellulaire.

De la musique dans les oreilles

L’un de points abordés durant le défi est l'utilisation de la musique par certains élèves pour favoriser leur concentration en classe.

J'écoute de la musique tout le temps pendant les classes parce que ça m'aide à me concentrer, assure Zachary.

Zachary devant des casiers.

Zachary Mussio est en 10e année à l'École l'Héritage de Falher.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Or cette habitude inquiète les pédagogues, dit la directrice de l’école, Nicole Walisser, puisque, en période d’examen, les cellulaires tout comme les écouteurs sont interdits.

Si nous, comme école, on se donne le défi de préparer nos jeunes pour le milieu du travail ou les études postsecondaires, quelque part, ils doivent pratiquer le silence pour qu’ils puissent le gérer, souligne-t-elle.

Avec les informations d'Axel Tardieu

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Éducation