•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Envoyé spécial

Philippe Falardeau est applaudi à Berlin

La distribution et le réalisateur du film « My Salinger Year » : Hamza Haq, Douglas Booth, Margaret Qualley, Philippe Falardeau, Sigourney Weaver, Yanic Truesdale et Xiao Sun, de même que la scénariste et productrice Joanna Rakoff lors de la présentation du film à la Berlinale le 20 février 2020.

Photo : afp via getty images / JOHN MACDOUGALL

Le réalisateur québécois Philippe Falardeau était tout sourire. Et pour cause : lors de la première journée du festival, on se bousculait au visionnement de presse de son nouveau film, My Salinger Year – 700 journalistes des quatre coins du globe l'ont vu.

Sur le tapis rouge de la 70e Berlinale, le réalisateur était attendu, flanqué des vedettes de son film, Sigourney Weaver et Margaret Qualley.

Une belle fenêtre pour le cinéaste, mais aussi pour le Québec. Sur le tapis rouge du Berlinale Palast, Sigourney Weaver n'avait que de bons mots pour le réalisateur de Gatineau et sur son film. En français, elle a lancé : C'était très très génial. Je l'adore, il est très imaginatif et très généreux. Il est un très bon metteur en scène.

Tout autour, une armée de journalistes et de photographes a capturé des scènes similaires. La table est mise pour Philippe Falardeau, qui est à la recherche d'un distributeur américain pour son film tourné en anglais.

Un film new-yorkais tourné par une équipe québécoise

My Salinger Year est l'adaptation cinématographique du récit biographique de Joanna Rakoff, une écrivaine qui, dans les années 1990, a été l'assistante de l'agente littéraire de l'écrivain fantôme J.D. Salinger.

Dans le film, l'apprentie écrivaine est incarnée par Margaret Qualley (Il était une fois à... Hollywood) et l'agente par Sigourney Weaver.

Dans cette scène, une jeune femme est assise à un bureau.

Une scène issue de « My Salinger Year », un film de Philippe Falardeau

Photo : Philippe Bossé

En conférence de presse, une journaliste a salué le travail de réalisation. J'étais très content quand une New-Yorkaise s'est levée et a dit : “Vous avez fait un très beau travail”, nous a dit en entrevue Philippe Falardeau. Elle a dit : “Je vois souvent des films sur New York et on n’y croit pas.” Je lui ai répondu que ça avait été tourné à Montréal.

Un homme vêtu d'un veston prend la pose devant des caméras.

Le réalisateur Philippe Falardeau

Photo : Reuters / Mario Anzuoni

La vaste majorité de ce film a été tourné dans la métropole québécoise, et le générique ne laisse planer aucun doute : My Salinger Year est un film québécois. La musique est même signée par l'auteur-compositeur-interprète Martin Léon.

Un film sur le courage

My Salinger Year met en scène des femmes courageuses, et pour la première fois dans sa filmographie, Philippe Falardeau a voulu parler de ces battantes du milieu littéraire des années 1990.

Nous lui avons demandé si cette œuvre était en quelque sorte une bouteille à la mer lancée par le jeune père qu'il est devenu.

Je suis content que vous mentionniez ma fille de 3 ans. J'ai failli écrire “Pour Atina" au début du film, mais je me suis gardé une petite gêne. [...] J'ai clairement pensé à ma fille en tournant le film, parce que tu vas dire comme parent à tes enfants "Tu peux faire ce que tu veux dans la vie, tu vas rencontrer des barrières qui sont propres aux femmes. Tu vas te rendre compte qu'il y a deux poids, deux mesures des fois.

Une femme fume une cigarette, assise sur un meuble dans un bureau. En arrière-plan, on aperçoit une autre femme qui parle au téléphone, assise derrière un bureau.

L'actrice Sigourney Weaver, dans le film « My Salinger Year ». En arrière-plan, l'actrice Margaret Qualley.

Photo : micro_scope

Il est aussi question de réputation, d'argent et de création dans My Salinger Year. Le film est également entrecoupé de quelques pointes d'humour, portées notamment par Sigourney Weaver, qui incarne une agente qui croit (on est en 1995-1996) que les courriels ne sont qu'une tendance qui s'estompera.

Ce n'est pas une histoire avec des points tournants, avec une grosse révélation à la fin. C'est tout doux. Il ne faut pas regarder le film en disant : "Que va-t-il se passer?" Donc ce dont je suis le plus fier, c'est d'avoir fait un film où on engage le spectateur et on l'invite à suivre un personnage, raconte Philippe Falardeau.

Les critiques positives ou négatives de My Salinger Year de la presse internationale ne se feront pas attendre. D'ici là, Philippe Falardeau savoure le moment présent. C'est un peu surréel. [...] J'essaie de rester connecté avec cette scène qui est mondiale.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Cinéma

Arts