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Accident de motoneige : controverse autour de l'intervention des ambulanciers

À Dalhousie, les pompiers se demandent pourquoi les ambulanciers n'ont pu aller sur un sentier.

Photo : Getty Images / Greenseas

Radio-Canada

« Pourquoi les ambulanciers ont-ils refusé de se rendre sur les lieux de l'accident? » C'est la question que pose Kevin Lavigne, conseiller municipal à Dalhousie, à Ambulance Nouveau-Brunswick (ANB).

Le 17 janvier, un accident de motoneige a coûté la vie à Logan Harvey, 22 ans. Le conseiller Lavigne, pompier volontaire au sein de la brigade de Dalhousie, au Nouveau-Brunswick, qui s'est rendu sur les lieux de l’accident mortel, a évoqué ce drame mardi lors d’une réunion du conseil municipal.

Kevin Lavigne dit avoir répondu à un appel au service 911 vers 17 h ce jour-là. Les pompiers ont immédiatement pris la direction du sentier où un accident de motoneige venait de se produire. Ils y sont arrivés en moins de cinq minutes.

Un homme assis dans un petit bateau à moteur.

Logan Harvey est décédé dans un accident de motoneige le 17 janvier 2020.

Photo : Courtoisie de Karen St. Onge

Premiers sur les lieux, les pompiers, habillés en vêtements de bureau par une température de 30 degrés sous zéro, selon M. Lavigne, ont emprunté le sentier à pied et marché 1 km pour retrouver le blessé et amorcer des manœuvres de réanimation.

Lorsque l’ambulance est arrivée quelques minutes plus tard, poursuit Kevin Lavigne, les deux ambulanciers paramédicaux auraient refusé de s’engager sur le sentier. Les règlements auxquels ils doivent se conformer, auraient-ils dit, leur interdisent de le faire sans porter les vêtements d’hiver appropriés.

Lors de la réunion du conseil municipal, mardi, Kevin Lavigne, qui a été ambulancier pendant 15 ans, a déclaré que les employés d’ANB, et non les pompiers, auraient dû porter secours au blessé.

À l’arrivée des premiers répondants, il était déjà trop tard et la victime de l’accident était décédée. Une intervention différente des ambulanciers n’aurait rien changé dans ce cas. M. Lavigne croit néanmoins qu’ils auraient dû faire leur travail.

La Municipalité de Dalhousie veut rencontrer des représentants d'Ambulance Nouveau-Brunswick pour comprendre ce qui est arrivé.

Selon le maire Normand Pelletier, la Municipalité veut que les parties impliquées trouvent une façon d’intervenir le plus adéquatement possible lors d’une situation d’urgence. Le fardeau s'alourdit, dit-il. C'est difficile de trouver des pompiers bénévoles.

Karen St. Onge, la mère de Logan Harvey, dit être dégoûtée par Ambulance Nouveau-Brunswick. Le service d’incendie de Dalhousie a pris la situation en main ce soir-là et tout fait pour sauver la vie de mon fils. Merci à ces braves pompiers, déclare-t-elle.

Dans une déclaration écrite, le vice-président d'Ambulance Nouveau-Brunswick a rappelé que les ambulanciers paramédicaux doivent agir de manière à ne pas mettre d’autres vies en danger lors d’une intervention.

À leur arrivée, les ambulanciers ont fait face à une situation chaotique et à des personnes visiblement bouleversées. Selon lui, les travailleurs ont bien suivi les politiques de l’organisation en ne se rendant pas sur un lieu qu'ils ne jugeaient pas sécuritaire.

Le conseiller et pompier volontaire Kevin Lavigne précise qu’il ne blâme pas ces ambulanciers en particulier, mais remet plutôt en question les directives qu’ils reçoivent et se demandent pourquoi des travailleurs médicaux sont envoyés sur des scènes d’accident sans avoir tout l’équipement dont ils ont besoin pour travailler.

D’après le reportage de Serge Bouchard et avec des renseignements de Hadeel Ibrahim, CBC

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