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La majorité des garderies en milieu familial ouvriront une heure plus tard

Une enfant qui feuillette un livre.

Les syndiquées souhaitent un rattrapage salarial de 35 % et elles affirment que les offres patronales ne représentent que 1,5 % d'augmentation.

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

La Presse canadienne

Les services de garde en milieu familial ouvriront leurs portes une heure plus tard ce matin, car les 10 000 personnes responsables de ces services, syndiquées à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), souhaitent accroître la pression en vue du renouvellement de leur convention collective.

De plus, certaines d'entre elles ont manifesté, à 6 h, devant le bureau de la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, à Québec.

De même, des responsables se rassembleront devant les bureaux d'une quinzaine de députés et ministres dans plusieurs régions du Québec, notamment devant les bureaux des ministres Eric Girard (Finances), Pierre Fitzgibbon (Économie), Jean Boulet (Travail), Jean-François Roberge (Éducation), Mathieu Lacombe (Famille), Andrée Laforest (Affaires municipales) et Christian Dubé (Conseil du Trésor).

La CSQ représente la grande majorité des personnes responsables de services de garde en milieu familial qui sont syndiquées.

L'ouverture une heure plus tard qu'à l'habitude fait partie d'un mouvement, amorcé le 31 janvier, visant à ouvrir les portes de plus en plus tard les vendredis, quinze minutes à la fois, jusqu'à deux heures plus tard au bout de huit semaines.

Le mandat de moyens de pression adopté par les membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), affiliée à la CSQ, prévoit également la fermeture du service durant une demi-journée et une journée. La fédération n'a toutefois pas encore décidé quand elle recourrait à cette deuxième étape de ses moyens de pression.

Les négociations ont cours avec le ministère de la Famille; le principal point en litige est la rémunération.

Les personnes responsables de services éducatifs ne sont pas rémunérées à l'heure, elles touchent plutôt une subvention du ministère pour dispenser le service à leur domicile. Elles ont donc fait estimer leur rémunération par un spécialiste, à partir du montant de la subvention et des heures de travail et autres dépenses. La FIPEQ en conclut qu'elles touchent 12,42 $ l'heure.

La FIPEQ revendique pour elles l'équivalent d'un salaire horaire de 16,75 $.

Le ministère ne fait pas les mêmes calculs. Il a d'ailleurs déjà déploré que les parents aient à subir ces moyens de pression de la part des syndiquées. Et il souhaite toujours en arriver à une entente avec les personnes qui les représentent.

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