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Urgences : Higgs préparait des compressions depuis juillet 2019, selon l’opposition

Blaine Higgs de profil lors d'une conférence de presse.

Le premier ministre Blaine Higgs le 17 février 2020 à Fredericton.

Photo : La Presse canadienne / Stephen MacGillivray

Radio-Canada

L’opposition libérale à Fredericton accuse le premier ministre Blaine Higgs d’avoir commencé à préparer des réductions des services de santé au Nouveau-Brunswick il y a plusieurs mois.

Le 11 février, Blaine Higgs annonçait que les urgences de six petits hôpitaux seraient fermées quotidiennement de minuit à 8 h. Cinq jours plus tard, le gouvernement annulait la mesure accueillie dans la controverse.

Selon le Parti libéral du Nouveau-Brunswick, le premier ministre se préparait à annoncer de telles mesures depuis au moins juillet 2019.

Le député Jean-Claude D’Amours, qui est le porte-parole en santé de l’opposition libérale, dit avoir obtenu, par l’entremise d’une demande d’accès à l’information, des documents qu’il qualifie de preuves concrètes. Il explique avoir pris connaissance de deux versions d’un plan de communication sur la réforme de la santé, l’une datant d’avril 2019 et l’autre, qualifiée de finale, de juin 2019.

De plus, une correspondance par courriel confirme une présentation de ce plan à Blaine Higgs en juillet 2019, selon Jean-Claude D’Amours. Il affirme que ces documents indiquent que le bureau du premier ministre a travaillé sur les communications concernant ses coupures en santé depuis plus de dix mois et que M. Higgs lui-même a vu le plan il y a au moins sept mois.

Le fait de rejeter la faute sur les régies de la santé n'est rien d'autre qu'une tentative de rejeter la faute sur les autres, estime M. D’Amours.

Portrait de Jean-Claude d'Amours.

Jean-Claude D'Amours, député libéral d'Edmundston-Madawaska-Centre et porte-parole de l'opposition en santé.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Mercredi à Fredericton, les responsables des régies de santé du Nouveau-Brunswick ont défendu le plan de fermetures des urgences la nuit dans six hôpitaux, malgré la volte-face du gouvernement.

Le président-directeur général du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, a affirmé qu’une communication plus efficace aurait pu mieux préparer le terrain aux changements annoncés, mais il croit toujours qu’une fermeture partielle de certaines urgences est nécessaire pour améliorer les soins de santé dans la province.

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